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Gérard Collomb défend le bilan de l'état d'urgence

Instauré au lendemain des attentats du 13-Novembre, l'état d'urgence prend fin mercredi 1er novembre. Une nouvelle loi pour lutter contre le terrorisme, qui reprend en partie ces mesures d'exception, entre elle en vigueur ce mardi.

Quasiment deux ans jour pour jour après son entrée en vigueur, l'état d'urgence va prendre fin. Mercredi 1er novembre, le régime d'exception décrété au lendemain des attentats du 13-Novembre, va prendre fin et laisser la place à une nouvelle loi de lutte contre le terrorisme qui entre en vigueur ce mardi. Défendant ce nouvel arsenal juridique, qui suscite de vives critiques, le ministre de l'Intérieur rappelle la nécessité d'être vigilent et intransigeant en matière de terrorisme. ET se félicite de l'efficacité du dispositif.

En deux ans, l'état d'urgence, renouvelé à six reprises, a permis de déjouer 32 attentats, a rappelé Gérard Collomb, dans un entretien accordé à L'Express. "Un certain nombre d'attentats a été déjoué parce que nous avons les services de renseignement qui aujourd'hui travaillent très fortement", détaille le ministre, qui fait notamment référence à la mise en examen de deux détenus radicalisés soupçonnés d'avoir mis au point un attentat terroriste qui visait, notamment, des surveillants pénitentiaires, des policiers, une prise d'otage ou encore un mitraillage.

"On a pris les mesures qui permettent de protéger les Français, en particulier dans cette période de fêtes, de rassemblements", a promis Gérard Collomb.

Près de 5.000 perquisitions administratives

Depuis deux ans, la menace terroriste sur le sol français a évolué. Les attentats pilotés depuis la zone irako-syrienne ont laissé place à des actes isolés d'individus déjà présents sur le sol français. Le ministre de l'Intérieur a donc défendu l'efficacité des perquisitions administratives, procédures vivement critiquées par des avocats ou des défenseurs des libertés individuelles. Ainsi depuis novembre 2015, 4.457 perquisitions administratives ont été menées permettant la saisie de 625 armes, dont 78 armes de guerre. 

L'état d'urgence s'est également attaqué aux canaux de radicalisation et notamment aux mosquées suspectées de propagande jihadiste. Ainsi, le ministre a rappelé, sur RTL, que 11 mosquées avaient été fermées. Deux l'ont été ces quinze derniers jours. Avec la fin de ce régime d'exception, certaines vont pouvoir rouvrir, a détaillé Gérard Collomb car "les choses ont évolué". Le sort d'autres mosquées sera toutefois examiné.

J.C.