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Édouard Philippe estime que "la grève à la RATP et à la SNCF n'a que trop duré"

A l'aube d'un séminaire gouvernemental, le Premier ministre a entamé son point presse par quelques mots sur les actions à venir des syndicats contestataires.

Édouard Philippe veut changer de séquence. À l'issue du séminaire gouvernemental qui s'est tenu ce mercredi à l'Elysée, le Premier ministre a estimé que la grève à la RATP et à la SNCF contre la réforme des retraites était "sans issue" et "n'avait que trop duré".

"Je ne serai satisfait qu'au moment où l'ensemble des usagers de la SNCF au niveau national et l'ensemble des usagers des transports en public, au niveau de l'Île-de-France, auront retrouvé le cours d'une vie normale", a ajouté le Premier ministre, qui doit recevoir dans l'après-midi les dirigeants de la SNCF et de la RATP.

"J'ai demandé à Catherine Guillouard et à Jean-Pierre Farrandou de me présenter (...) un point précis sur le dialogue social et la reprise du travail, à la fois à la RATP et à la SNCF", a-t-il précisé.

"Sortir par le haut"

Réaffirmant la ferme volonté du gouvernement de supprimer les régimes spéciaux de retraites, Édouard Philippe a rappelé le calendrier à venir de la réforme, dont le projet de loi doit être présenté en Conseil des ministres le 24 janvier.

"Les propositions que nous avons formulées permettent de dessiner le respect des parcours individuels et des attentes légitimes, mais nous avons fait ces propositions et je pense qu'il est temps de sortir par le haut", a déclaré le locataire de Matignon.
Jules Pecnard