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2017: qui mise sur l'hypothèse Royal?

L'hypothèse d'une candidature de Ségolène Royal en 2017 est désormais évoquée.

L'hypothèse d'une candidature de Ségolène Royal en 2017 est désormais évoquée. - AFP

Alors que le doute s'installe autour de la candidature de François Hollande, le nom de Ségolène Royal revient au premier plan depuis quelques jours, dans la course à l'Elysée. Si l'intéressée ne se prononce pas, ses soutiens, eux, commencent à s'organiser.

Depuis quelques jours, son nom est évoqué. Et si Ségolène Royal était l'alternative à une candidature de François Hollande, sous le feu des critiques depuis la sortie du livre Un président ne devrait pas dire ça? Si François Hollande ne renonce pas à une éventuelle candidature, selon les affirmations de son entourage, le retour de la candidate socialiste de 2007, dix ans après, fait partie des hypothèses évoquées, en cas de défection du chef de l'Etat.

Réunions à l'Assemblée

Le directeur adjoint de sa campagne de 2007, le député des Bouches-du-Rhône Patrick Mennucci, estimait, le 14 octobre dernier, qu'elle "pourrait parfaitement être candidate". La principale concernée a fait part de ses doutes dans les colonnes du JDD, ce week-end. "On cherche quelqu'un pour se sacrifier ; il faut que la situation soit vraiment désespérée pour que ceux qui m'ont combattue me redécouvrent. Si c'était gagnable, on ne viendrait pas me chercher", fait-elle valoir.

Des doutes, qui n'empêchent pourtant pas ses plus proches soutiens de commencer à s'organiser. Ainsi, selon L'Opinion, plusieurs membres de sa garde rapprochée de 2007 militent pour son retour, comme Jean-Louis Bianco, son ancien directeur de campagne, également président de l'Observatoire de la laïcité. Certains élus, parmi lesquels le député de Seine-Maritime Christophe Bouillon, la députée de l'Ardèche Sabine Buis, et les députés de la Vienne, Jean-Michel Clément et Catherine Coutelle, se réunissent même tous les mardi matin à l'Assemblée nationale.

Des réunions qui n'auraient pas vocation à préparer la candidature éventuelle de Ségolène Royal, mais à "maintenir le lien", selon un participant cité par L'Opinion,  qui affirme par ailleurs qu'il est "beaucoup trop tôt pour évoquer une candidature" de la ministre de l'Environnement, mais qu'elle est "sans doute la plus capable de rassembler à gauche". 

Un frein aux ambitions de Valls?

Une Ségolène Royal "moins clivante que par le passé", toujours selon ce proche, qui pourrait venir contrarier les nouvelles ambitions de Manuel Valls? La ministre s'est en tout cas plusieurs fois opposée au chef du gouvernement, sur la question du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, rappelle Le Figaro.

L'idée même d'une éventuelle confrontation lors de la primaire avec l'ex-candidate de 2007 ne semble en tout cas pas ravir Manuel Valls. "Cette primaire, je ne suis pas certain de la gagner. Et de toute façon, Hollande me collerait Ségolène Royal dans les pattes", aurait ainsi confié le Premier ministre à des proches, selon Le Point. 

Quant à savoir si l'hypothèse d'un ticket Royal-Macron est envisageable, la ministre ayant toujours épargné l'ancien locataire de Bercy, y compris lorsqu'il a quitté le gouvernement, rien n'est moins sûr. Et ce malgré les points communs qui existent entre eux. "Un ticket, on ne voit ça qu'aux États-Unis. Il n'y aura qu'un seul nom sur le bulletin et Royal ne laissera jamais effacer le sien par qui que ce soit", estime à ce sujet une députée PS, citée par Le Figaro

Adrienne Sigel