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Présidentielle: l'hypothèse Royal fait son retour à gauche

Ségolène Royal a pourtant écarté l'hypothèse d'une candidature à l'élection présidentielle de 2017 (photo d'illustration)

Ségolène Royal a pourtant écarté l'hypothèse d'une candidature à l'élection présidentielle de 2017 (photo d'illustration) - AFP

En 2014, Ségolène Royal balayait une éventuelle candidature à la prochaine présidentielle. Mais face au vide que pourrait laisser François Hollande dans son camp, l'hypothèse d'une candidature de la ministre de l'Environnement refait surface parmi ses soutiens.

"Et si c'était elle", "un très fort désir d'avenir", "la rumeur Royal"... Depuis quelques semaines, l'hypothèse d'une candidature de Ségolène Royal pour l'élection présidentielle de 2017 fait à nouveau la Une. En octobre 2014, l'actuelle ministre de l'Environnement balayait l'éventualité d'une candidature en 2017: "Ce n'est plus mon timing, ça ne correspond plus à mon engagement". Mais ses soutiens l'imaginent déjà à la place de François Hollande, face à Manuel Valls. 

En attendant Hollande

Le chef de l'Etat devrait annoncer le 15 décembre prochain s'il se présente à sa succession. Mais après le livre de confidence Un président de ne devrait pas dire ça..., le doute s'est installé quant à sa candidature. Sans compter que Marie-Noëlle Liennemann qui a évoqué vendredi un appel e parlementaires socialistes adressé à François Hollande, et lui demandant de ne pas se présenter à sa réélection.

Le 14 octobre dernier, Patrick Mennucci évoquait les "autres (qui) ont la capacité de y aller". Le député des Bouches-du-Rhône et directeur adjoint de la campagne de Ségolène Royal en 2007, assurait alors:

"S'il n'y va pas , d'autres ont la capacité d'y aller. Je crois que le Premier ministre, même s'il ne l'a pas exprimé, est un candidat potentiel (...). Et puis il y a d'autres personnalités, je pense notamment à Ségolène Royal qui pourrait parfaitement être candidate".

Solidité et expérience

Un autre de ses proches, Guillaume Garot confie à BFMTV.com que la ministre de l'Environnement est avant tout "très loyale au président de la République". "Elle est très sollicitée d'abord sur le plan international, elle a été saluée à la tête de la COP21", ajoute le député de la Mayenne. 

Si Ségolène Royal "ne se désintéresse pas de la situation française", qu'elle est une "responsable politique de premier plan, avec de l'expérience et de la solidité", il faut "laisser le Président de la République prendre sa décision". Son soutien estime qu'aujourd'hui "rien ne presse" et qu'il ne faut pas "ajouter de la confusion". 

Royal face à Valls?

Malgré son échec à la primaire socialiste en 2011 (elle avait rassemblé moins de 7% des voix) après celui de la présidentielle de 2007 face à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal ferait donc une bonne candidate. Y compris face à Manuel Valls, contre lequel elle a multiplié les critiques. Les "boues rouges" en août dernier, Notre-Dame-des-Landes le 16 octobre dernier... La ministre de l'Environnement ne manque une occasion de s'opposer au chef du gouvernement sans se voir réprimander par l'Elysée.

Le Premier ministre n'a rien dit de ses intentions pour 2017 mais son camp s'organise. Face à lui, Ségolène Royal pourrait faire "revenir des électeurs qui sont allés chez Jean-Luc Mélenchon", disait Patrick Mennucci. "Elle est aussi capable de circonvenir Emmanuel Macron", ajoutait le soutien de la ministre. 

Interrogée lundi par la presse à ce sujet, l'intéressée a répondu qu'elle "ne s'exprim(ait) pas là-dessus". Selon un écologiste cité par l'AFP, Ségolène Royal préférerait "une responsabilité internationale", par exemple celle de "secrétaire générale adjointe de l'ONU au climat". 

Mélanie Longuet