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Entre loyauté et ambition pour 2017, Manuel Valls joue une partie difficile

L'hypothèse d'une réélection de François Hollande en 2017 paraît aujourd'hui bien fragile. Sa candidature est même remise en cause. Et Manuel Valls songe à jouer sa carte personnelle. Mais il marche sur des oeufs.

L’hypothèse d’une candidature à la présidentielle de 2017, à la place d’un François Hollande fragilisé politiquement et troublé par les révélations du livre d’entretiens de Gérard Davet et Fabrice Lhomme, fait son chemin dans l’esprit du Premier ministre. Mais l’équation que doit résoudre Manuel Valls est difficile. S’il souhaite se tenir prêt à se lancer dans la bataille présidentielle, il ne veut pas pour autant paraître déloyal envers le président de la République.

"Quand on est chef du gouvernement, on est d’abord arc-bouté, tendu, mobilisé" vers les préoccupations de l’exécutif, explique-t-il au micro de BFMTV.

Fidèle...mais plus populaire que son président

Ce samedi, Manuel Valls se déplace à Tours (Indre-et-Loire) pour y remplir une double mission: défendre le bilan du quinquennat sortant et se montrer comme une solution alternative à François Hollande à gauche. Selon un sondage Elabe pour BFMTV, publié ce 19 octobre dernier, le message est en train de passer auprès de l’opinion publique.

Près de six Français sur dix voient en Manuel Valls un meilleur candidat à la présidentielle de 2017 que François Hollande. "Il doit jouer le contraste d’image. Face au désarroi du président, il doit incarner le garant des institutions, celui qui tient bon", a assuré un proche du chef de gouvernement à notre chaîne.

Manuel Valls a de la concurrence dans son camp

Mais se présenter à la présidentielle implique de remporter la primaire de la gauche auparavant. Or, là aussi, Manuel Valls est plutôt bien placé car il apparaît plus "présidentiable" qu’Arnaud Montebourg. Cependant, la route est encore longue pour Manuel Valls. Dans son camp, en effet, certains avancent un autre nom: celui de la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal.

Dans tous les cas, le chef du gouvernement réservera sa réponse quelques temps encore. Il veut attendre de connaître la décision du présidbfment de la République pour faire connaître la sienne. Et François Hollande n’annoncera rien de définitif avant le début du mois de décembre

Robin Verner, avec Thomas Soulié