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"Gaulliste et chrétien": les arguments de François Fillon pour rassurer les Français

François Fillon sur le plateau du 20h de TF1 le 3 janvier 2017.

François Fillon sur le plateau du 20h de TF1 le 3 janvier 2017. - Capture d'écran TF1

François Fillon a opéré sa rentrée politique sur le plateau du 20h de TF1. Face aux critiques, il a voulu présenter une version plus apaisée de sa politique sociale tout en réaffirmant son souhait de réduire les dépenses publiques. Il a aussi raillé la candidature d'Emmanuel Macron.

Depuis son succès le 27 novembre au soir du second tour de la primaire de la droite et du centre, François Fillon s'était progressivement fait discret. Il vient d'accomplir sa rentrée médiatique et politique ce mardi en intervenant sur le plateau du 20h de TF1. 

Le candidat de la droite et du centre a tout d'abord adopté une posture défensive. Face aux critiques qui, à gauche comme à droite, taxent son programme d'ultralibéralisme depuis qu'il est devenu le viatique officiel de l'actuelle opposition dans la présidentielle de 2017, il a voulu tempérer. 

Un Fillon "gaulliste et, de surcroît, chrétien" pour rassurer

Même s'il s'en est défendu devant le journaliste Gilles Bouleau, François Fillon a largement amendé son plan pour la Sécurité sociale. Longtemps accusé d'avoir l'intention de réduire la couverture des frais de santé à la portion congrue, le député élu à Paris a dénoncé ce mardi "une caricature scandaleuse".

Désormais, il parle seulement de "remettre de l'ordre dans la Sécurité sociale". Toujours désireux de rassurer, le Sarthois s'est ensuite décrit de cette manière: "Je suis gaulliste et, de surcroît, je suis chrétien je ne prendrai jamais une décision qui soit contraire au respect de la dignité humaine, au respect de la personne humaine, au respect de la solidarité."

Il a achevé sur ce point en rappelant le souvenir de sa réforme des retraites de 2003 qui, selon lui, "non seulement a permis de sauver le régime de retraite par répartition mais qui a permis à des centaines de milliers de personnes de partir en retraite anticipée parce qu’elles avaient commencé à travailler à 14, 15, 16 ans". 

"On a l'impression que tous les fonctionnaires sont policiers, infirmiers, magistrats ou enseignants"

Mais à ceux qui auraient pu craindre que l'ex-Premier ministre de Nicolas Sarkozy ait "gauchisé" son programme, François Fillon a apporté un vibrant démenti en se posant comme le champion de la réduction des dépenses publiques. Il a réaffirmé sa volonté de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires: 

"Sauve-t-on le pays de la faillite ou continue-t-on à s'endetter? Il faut réduire la dépense publique. 500.000 postes de fonctionnaires, ça fait 8% des effectifs au total. Il ne faut pas les supprimer de manière aveugle. Quand on écoute mes adversaires, on a l'impression que tous les fonctionnaires sont policiers, infirmiers, magistrats ou enseignants. Il s’agit par exemple d'améliorer le fonctionnement des collectivités locales", a-t-il glissé sous-entendant que c'est de ce côté qu'il faudrait revoir l'ampleur du personnel. 

Robin Verner