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Comment François Fillon prépare son retour sur le devant de la scène

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, le 27 novembre 2016 à Paris.

François Fillon, candidat de la droite à la présidentielle, le 27 novembre 2016 à Paris. - Thomas SAMSON / AFP

Plutôt discret ces dernières semaines, François Fillon devrait profiter du mois de janvier pour se montrer davantage. Au programme notamment, déplacements à l'étranger et inauguration de son QG de campagne.

"Le mois de janvier va être très actif", annonce Bruno Retailleau, en charge de la stratégie de campagne de François Fillon. Dans les colonnes du Figaro, le président de la Région Pays-de-la-Loire promet que le candidat de la droite pour la présidentielle commencera la nouvelle année sur les chapeaux de roue.

"Vous le verrez un peu plus", confirme Thierry Solère, son porte-parole, contacté par BFMTV.com.

Un retour sur le devant de la scène qui s'annonce stratégique, car durant le mois de décembre, François Fillon a été accusé par ses détracteurs d'être trop "discret", voire absent. Après la cadence effrénée de la campagne pour la primaire de droite, la candidat à la présidentielle a adopté ces dernières semaines une cadence moins soutenue, lui qui se méfie des médias et qui craint d'être trop présent, au risque de créer une saturation.

Outre des déplacements au Niger et au Mali loin des micros, il s'est employé à former son équipe de campagne et à modifier l'organigramme du parti Les Républicains. 

Déplacements à l'étranger

Pour le mois de janvier, plusieurs moments clés l'attendent. Dès le 3, comme le confirme Thierry Solère, François Fillon donnera sa première grande interview depuis sa victoire, sur le plateau de TF1. Le lendemain, rapporte son porte-parole, il s'envolera pour Las Vegas, afin d'assister au CES, le plus grand événement dédié au high-tech à l'échelle mondiale.

Cette première date sera l'occasion de revenir sur son programme, et de défendre notamment les mesures les plus contestées, celles qui concernent l'assurance maladie et la suppression de 500.000 postes de fonctionnaires. La deuxième sera un moyen de réaffirmer sa modernité. "D'autres choses sont en train de se monter", glisse Thierry Solère, mais le candidat a choisi de ne pas en parler pour le moment. 

Le 10 janvier, il devrait en tout cas inaugurer son QG de campagne et donner par la même occasion ses voeux à la presse. Quatre jours plus tard, il animera le Conseil national du parti Les Républicains, dont il veut faire un "rendez-vous unitaire".

"Pas son rôle" de commenter l'actualité

Quelques déplacements à l'étranger devraient aussi s'ajouter à ce programme chargé. D'après Paris Match, François Fillon pourrait s'envoler vers Israël pour répondre à l'invitation de Benyamin Netanyaou. Selon Le Figaro, il devrait aussi se rendre à Berlin pour rencontrer Angela Merkel le 23 janvier. Mais comme durant le mois de décembre, ces rendez-vous devraient se faire en grande partie loin des caméras.

"Je laisserai mes porte-parole mener la bataille dans les médias et, moi, je parlerai à tous les Français", prévenait François Fillon dans Paris Match il y a quelques jours. "Ce n'est pas sa stratégie d'être tous les jours sur les plateaux", confirme Thierry Solère, qui précise que le candidat ne veut pas "commenter l'actualité au quotidien". "Il considère que ce n'est pas son rôle", explique-t-il.

"On va beaucoup parler de lui"

Le mois de janvier devrait être à double-tranchant pour lui, car ponctué par la primaire de gauche, qui se tient les 22 et 29 janvier. Un moment susceptible de lui voler la vedette, et en même temps de le placer au coeur de l'actualité, puisqu'il est l'adversaire désigné de tous les candidats de la gauche.

"On va beaucoup parler de lui", parie Thierry Solère, car il est l'adversaire de Jean-Luc Mélenchon, d'Emmanuel Macron et des candidats à la primaire", souligne le porte-parole, qui précise aussi la volonté du camp Fillon de "communiquer sur le bilan du quinquennat" dans les prochaines semaines.

Charlie Vandekerkhove