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Au coeur des critiques, François Fillon continue sa campagne

François Fillon, le 6 février 2017.

François Fillon, le 6 février 2017. - PHILIPPE WOJAZER - POOL - AFP

Sa victoire écrasante à la primaire de la droite semble déjà loin. La candidat LR, critiqué par ses adversaires comme par certains politiques de son camp, continue, malgré tout, son chemin.

Un sondage publié, ce dimanche, révèle qu'un tiers des Français semble vouloir François Fillon à l'Elysée. Le candidat des LR, qui concentre désormais les critiques, continue pourtant ses déplacements à la rencontre de ses potentiels électeurs. 

Son dernier acte politique avant Noël? Partir à la rencontre des militaires français au Mali et au Niger. L'ex-Premier ministre, très discret dans les médias depuis trois semaines, a dû entendre ses oreilles siffler. Il devrait rentrer dimanche dans la journée. 

Une position pro-russe très critiquée

Ce week-end, les flèches sont parties aussi bien de la gauche, que du centre ou de droite. En cause: son programme "récessif" pour François Bayrou, sa "ligne d'alliance privilégiée" avec Moscou pour François de Rugy, candidat écologiste à cette primaire, ou encore la "purge méthodique" des sarkozystes dans le nouvel organigramme de LR selon Laurent Wauquiez. Sans parler de son rétropédalage sur son programme santé. 

Pour Manuel Valls, le projet de Fillon, "c'est moins d'indépendance pour la France par rapport à la Russie et c'est un projet dur pour les Français, mettant en cause les fondements du modèle social".

François de Rugy a lui choisi d'attaquer le candidat de la droite sur deux fronts: d'une part sa "position pro-russe", à l'heure où Moscou est mis en cause par le camp occidental pour son rôle en Syrie, d'autre part l'éventuelle rémunération de sa société 2F Conseil.

Les relations de l'ancien Premier ministre avec la Russie et son président, Vladimir Poutine, ont plusieurs fois été mises en cause par le passé. Les critiques se sont faites plus virulentes avec les bombardement sur Alep

Des élus LR se sont sentis "humiliés"

Autre critique, venant cette fois de la droite: la nouvelle organisation de son parti, qui accorde peu de place aux sarkozystes. Celle-ci a été dénoncée, notamment par Laurent Wauquiez.

"Les élus engagés derrière Nicolas sont prêts à une loyauté totale. Encore faut-il qu'ils ne se sentent pas humiliés", a lâché dans le JDD le nouveau vice-président de LR, un rôle subalterne pour celui qui était considéré par Nicolas Sarkozy comme son possible successeur. 

De Las Vegas à Berlin: des voyages prévus en janvier

Mais pour l'heure, François Fillon a choisi de ne pas réagir à ces critiques. Lui qui devrait être sur le plateau de TF1 début janvier ouvrira ensuite une séquence où il parlera économie numérique, raconte le JDD.

Puis, il devrait s'envoler pour Las Vegas avant de rencontrer la chancelière Angela Merkel, le 23 janvier à Berlin. Entre temps, il devrait inaugurer son nouveau QG dans le 15e arrondissement de Paris. Non loin de celui d'Emmanuel Macron.

E. H. avec AFP