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Pour Marine Le Pen, il y a des "éléments troublants" dans l'affaire Penelope Fillon

Marine Le Pen, le 16 juillet 2016.

Marine Le Pen, le 16 juillet 2016. - Alain Jocard - AFP

Marine Le Pen s'est interrogé sur le rapport de François Fillon à l'argent, après les révélations sur Penelope Fillon. La candidate FN à la présidentielle estime que le problème de son adversaire porte sur "la confiance" que peuvent lui accorder les Français.

François Fillon, un "homme qui aime l'argent"? C'est la question que se poserait les Français d'après Marine Le Pen, invitée à réagir à l'affaire Penelope Fillon sur TF1. Samedi, la candidate FN à l'élection présidentielle a estimé que "les Français se demandaient si François Fillon n'était pas un homme qui aime l'argent". Selon elle, "le problème de François Fillon, c'est le problème de la confiance entre le candidat et les Français".

Cette semaine, Le Canard enchaîné a révélé que Penelope Fillon aurait perçu une rémunération de 100.000 pour 20 mois de notes de lecture à La Revue des Deux Mondes. L'épouse de François Fillon aurait également été employée en tant que son attachée parlementaire. Mais les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de son travail.

"Qui est le vrai Fillon?"

Et de poursuivre, sur les interrogations des ses concitoyens : "Or Les Français se posent légitimement une question: qui est le vrai Fillon? N'est-il pas un homme qui aime l'argent et qui aurait pu manoeuvrer pour s'enrichir? C'est ça la question essentielle", a estimé Marine Le Pen. Elle a jugé qu'il y avait "des éléments troublants dans cette affaire auxquels (M. Fillon) n'a pas souhaité donner de réponse claire". 

La candidate FN à la présidentielle s'interroge sur le rapport de François Fillon à l'argent tandis que le Parlement européen a engagé une procédure pour obtenir le remboursement de près de 340.000 euros de salaires versés à deux assistants parlementaires. Deux assistants qui auraient en fait travaillé pour le FN, et non dans le cadre de son mandat d'eurodéputée.

Le pôle financier du parquet de Paris a par ailleurs ouvert une information judiciaire en décembre dernier sur ce dossier pour abus de confiance, recel, escroqueries en bande organisée, faux et usage de faux et travail dissimulé.

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M.L. avec AFP