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Pour David Rachline, la convocation de Marine Le Pen devant les juges vise à "déstabiliser sa candidature"

Le sénateur-maire de Fréjus était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, sur BFMTV et RMC, ce vendredi matin.

David Rachline était ce vendredi matin l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV. Le sénateur d'extrême droite du Var est revenu sur le refus de Marine Le Pen de se rendre ce vendredi à sa convocation devant les juges dans le dossier des assistants parlementaires du FN.

"Marine répondra quand le moment sera venu"

Alors que le Parlement européen s'est constitué partie civile jeudi, le directeur de campagne de la candidate du FN à la présidentielle a estimé que l'agenda était "étrange et étonnant de manière incontestable", dénonçant "une opération médiatique".

"Je vous rappelle que Marine avait demandé l'ouverture d'une information judiciaire il y a an un an. Pourquoi on n'a pas fait ces procédures à cette époque-là? Pourquoi les fait-on au moment où nous parlons aujourd'hui? Tout cela, évidemment, a pour objectif de déstabiliser sa candidature, il n'en sera rien, Marine répondra de manière extrêmement claire quand le moment sera venu." 

Marine Le Pen aurait-elle demandé l'ouverture d'une information judiciaire? "Si ce dossier a fait l'objet d'une enquête de trois ans et demi, ce n'est pas pour rien, analysait pour RMC Laurent Fargues, auteur du livre Le Procès interdit de Marine Le Pen. En octobre dernier, les deux juges d'instruction ont décidé que l'enquête devait déboucher sur un procès. Ce procès aurait pu se tenir avant la présidentielle, mais Marine Le Pen a multiplié les recours pour repousser son rendez-vous avec les juges. Résultat le procès devrait se tenir en juillet ou septembre 2017. Soit après les élections."

"Depuis le début, la défense du FN est de dire ‘le dossier est vide’. Il se trouve que j'ai eu accès à ce dossier judiciaire et policier qui est loin d'être vide."

Le contrat présumé fictif de Gaël Nofri

Le maire de Fréjus a également évoqué les accusations de Gaël Nofri, conseiller pendant la campagne de Marine Le Pen en 2012, qui assure avoir été rémunéré par un contrat fictif. Alors qu'il a pris depuis ses distances avec le Front national, Gaël Nofri dénonce plus largement un système de surfacturation mis en place au sein du parti.

David Rachline a indiqué qu'il ne connaissait pas Gaël Nofri. "Il s'en est rendu compte cinq ans après, il est étrange ce garçon, il a la mémoire qui lui est revenu plusieurs années après."

"Marine a demandé, il y a plus d'un an, l'ouverture d'une information judiciaire sur à peu près tous ces sujets, a-t-il insisté. On lui a refusé. Et on s'affole, à quelques semaines des élections, et là on fait des perquisitions médiatiques. Tout ça n'a pas grand sens à mon avis. Elle a dit qu'elle se tenait à la disposition de tous ceux qui voulaient lui poser des questions après les élections."

Le Parlement européen chercherait à "discréditer" le FN

Le directeur de campagne de Marine Le Pen a par ailleurs estimé que "la situation de monsieur Nofri" ne lui paraissait "pas très importante". Et a ajouté:

"On est confronté à une opération politique du Parlement européen qui dit 'le Front national est un opposant politique et donc il faut l'enquiquiner, il faut essayer de faire en sorte qu'il soit discrédité' alors que c'est nous qui sommes en train de discréditer l'Union européenne parce qu'elle fait beaucoup de mal à notre pays et nous comptons continuer à le faire, que le Parlement européen soit content ou pas."

Céline Hussonnois-Alaya