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Fêtes de fin d’année: un court répit pour une équipe gouvernementale "cramée, vidée, essorée"

Etienne LAURENT / POOL / AFP

Etienne LAURENT / POOL / AFP - Etienne LAURENT / POOL / AFP

Épuisé par cinq semaines de contestation, le gouvernement va prendre quelques jours de repos. Mais les gilets jaunes pourraient écourter la trêve des confiseurs.

Après cinq semaines de mobilisation des gilets jaunes, la "trêve des confiseurs" devait être très attendue dans les rangs de l'exécutif. La plupart des ministres vont prendre quelques jours de repos, mais Édouard Philippe leur a demandé de “ne pas partir trop loin quand même, au cas où”, selon Le Parisien. Signe d’une accalmie bien fébrile.

Depuis le 17 novembre, le gouvernement vit sous la pression des manifestations (et des débordements qui les accompagnent) mais aussi de la menace terroriste, qui a ressurgi après l’attentat de Strasbourg. L'exécutif a été obligé de lâcher du lest, avec les mesures sociales d’urgence annoncées le 10 décembre par le président de la République. De l’élargissement de la prime d’activité à la défiscalisation des heures supplémentaires, les ministres ont dû aller au front pour justifier les décisions du président, qui ont coûté 10 milliards d’euros à l’État.

Vers un "acte VII" des gilets jaunes ?

Une fin d’année particulièrement éprouvante au sein des différents ministères. “On est tous cramés, vidés, essorés”, confie un ministre au Parisien. Tandis que certains vont bénéficier de quelques jours de repos, notamment en famille pour Édouard Philippe, d’autres devront rester sur le qui-vive. Christophe Castaner et Laurent Nuñez sont ainsi invités à rester à proximité de Paris pour préparer la sécurité de Noël et du réveillon de la Saint-Sylvestre.

D’autant qu’un appel a été lancé sur Facebook par Éric Drouet pour un "acte VII” à Paris le 26 décembre. Plus de 6600 personnes sont intéressées. Ce qui fait craindre de nouveaux débordements.

Réforme constitutionnelle, prélèvement à la source, retraite…

Après deux jours de répit aux côtés des soldats de l’opération Barkhane au Sahel, Emmanuel Macron devrait également souffler quelques jours. Son lieu de vacances n’est en revanche pas connu.

Une pause bienvenue donc, avant de s’attaquer aux grands chantiers de 2019. Réforme constitutionnelle, prélèvement à la source, retraite… Des gros dossiers qui s’ajouteront à celui du grand débat national promis par le chef de l'État mais dont la mise en place s’avère bien laborieuse.

Le début d'année, avec un conseil des ministres le 4 janvier, avant un séminaire gouvernemental la semaine suivante, s’annonce chargé. Mais la volonté est la même: celle de “garder le cap”.

E. P.