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Après les polémiques, Mélenchon refuse "la police de la pensée" chez la France insoumise

Evoquant sans la nommer la députée Danièle Obono, Jean-Luc Mélenchon a répété samedi lors de la Convention de la France insoumise qu'il refusait "la police de la pensée".

Jean-Luc Mélenchon clarifie les choses: il ne faut pas compter sur lui pour désavouer les propos d'un ou d'une membre de la France insoumise. Samedi, lors de l'ouverture de la Convention de son mouvement, Jean-Luc Mélenchon a répété:

"La force de la France insoumise, c'est qu'elle est un mouvement, et pas un parti. Elle n'a pas besoin d'homogénéité des pensées, elle a besoin de l'homogénéité dans l'action! Il n'y aura pas de police des pensées. Personne n’est obligé de répéter ce que je dis, ni ce que dit un autre. Pour autant, chacun est appelé à faire preuve de la plus grande cohésion et discipline dans l’action."

Une façon de répondre à Manuel Valls, qui a récemment pris pour cible les propos de la députée LFI Danièle Obono sur la radicalisation.

"Je ne cite pas l'ignoble Monsieur Valls et ses aboiements permanents!"

"Ne tombons pas dans l’ambiance de violence verbale qui blesse si profondément l’esprit public" a-t-il martelé, en présentant la France insoumise comme "le mouvement de la paix civile, de la raison". "Comme il est loin le temps où l’on disait de moi que je serais excessif et agressif (...) Depuis, vous avez été régalé de 'cyniques', de 'rien', 'fainéants', 'petits enfants qui attendent le père noël'… Et je ne cite pas l'ignoble Monsieur Valls et ses aboiements permanents!"

L'ancien candidat à la présidentielle a également fait valoir le travail des 17 députés de son mouvement, citant "3640 interventions, plus de 2.000 amendements et plus de 500 propositions". Preuve, selon lui, que "nous pouvons gouverner autrement"

Ariane Kujawski