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Marine Le Pen répète que les prières de rue sont "une occupation"

Marine Le Pen au parlement de Strasbourg le 11 juillet.

Marine Le Pen au parlement de Strasbourg le 11 juillet. - -

Menacée par une levée de son immunité, Marine Le Pen estime qu'on veut l'incriminer pour "un délit d'opinion".

Marine Le Pen, menacée par une levée de son immunité d'eurodéputée, a maintenu ce lundi les propos sur les prières de rues qui lui valent des poursuites, estimant qu'on veut l'incriminer pour "un délit d'opinion". "Les Français feront une très grande différence entre taper dans la caisse, détourner de l'argent, l'escroquerie en bande organisée et être poursuivie pour un délit d'opinion", a lancé la présidente du FN sur LCI, reprenant les termes des mises en examen dans l'affaire de l'arbitrage Tapie.

Son délit est, à ses yeux, "d'avoir osé dire ce que tous les Français pensent, c'est-à-dire que les prières de rue - dont je leur indique qu'elles continuent à se dérouler sur le territoire français - sont une occupation". "Je le maintiens", "ma levée d'immunité parlementaire sera votée par mes adversaires politiques UMP-PS, cela ne me pose aucun problème", a poursuivi Marine Le Pen.

Marine Le Pen risque d'être mise en examen

"J'irai devant le tribunal correctionnel tête haute pour leur expliquer qu'il faut bien qu'il y ait des gens dans notre pays qui disent la vérité aux Français", a soutenu la responsable frontiste.

Le Parlement européen doit lever mardi l'immunité parlementaire de Marine Le Pen, ce qui pourrait conduire à sa mise en examen pour "incitation à la haine raciale". Élue depuis 2004 au Parlement européen, elle est poursuivie par le parquet de Lyon à la suite d'une plainte déposée après un discours, le 10 décembre 2010, où elle avait dénoncé "les prières de rue" de musulmans en qualifiant ces prières "d'occupation", sans "blindés" ni "soldats", mais d'"occupation tout de même".

"Je suis désolée, mais pour ceux qui aiment beaucoup parler de la Seconde Guerre mondiale, s'il s'agit de parler d'occupation, on pourrait en parler, pour le coup, parce que ça c'est une occupation du territoire", avait ajouté Marine Le Pen.

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A.D. avec AFP