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"En marche!": les soutiens d'Emmanuel Macron se lancent dans le porte-à-porte

Emmanuel Macron le 13 avril 2016 lors d'une conférence à l'école Telecom ParisTech de Paris.

Emmanuel Macron le 13 avril 2016 lors d'une conférence à l'école Telecom ParisTech de Paris. - Eric Piermont - AFP

Officiellement candidat à rien, Emmanuel Macron n'en reste pas moins très actif. Ses militants partent à la rencontre des Français en allant directement frapper à leur porte.

Emmanuel Macron est en campagne. Lancé il y a quelques semaines, son mouvement, "En marche!", est bien décidé à attirer à lui de nouveaux soutiens. Dans un reportage, Europe 1 a pu suivre l'un des premiers démarchages effectués par les équipes du ministre de l'Economie.

Porte-à-porte

Cadres, salariés ou étudiants, la trentaine de militants est venue pour mener une opération de porte-à-porte inspirée de la campagne de Barack Obama. Avec leurs pulls floqués au nom de leur jeune mouvement politique et leur questionnaire, ils ont un but: mieux connaître les aspirations des Français pour faire nourrir les propositions d'Emmanuel Macron.

"Dans une campagne électorale on veut gagner des voix, là on veut écouter les gens. C'est le même outil de porte-à-porte, mais avec un objectif différent" explique Guillaume Liégey, chargé de compiler les réponses des personnes interrogées.

D'ici l'été, le mouvement d'Emmanuel Macron espère ainsi interroger 100.000 personnes, ce qui devrait donner au ministre de l'Economie assez de pistes pour formuler un véritable programme politique sans que l'on sache très bien à qui il sera destiné. En tout, ce sont 13.000 militants qui devraient mener l'opération.

Une ambition incertaine

Depuis le lancement de son mouvement, Emmanuel Macron n'a cessé de brouiller les pistes concernant son avenir. Après avoir sommé le président de la République de faire son bilan, l'ancien banquier d'affaires a juré être loyal à celui qui l'a fait quitter l'ombre pour entrer au gouvernement de Manuel Valls.

Une promesse précipitée par le rappel à l'ordre de François Hollande qui avait estimé sur le plateau de France 2 qu'Emmanuel Macron faisait "partie de l'équipe", et qu'il "savait ce (qu'il lui) devait". Une position confirmée par Manuel Valls qui, en déplacement en Océanie, n'a pas hésité à ironiser sur sa concurrence avec le ministre. "Deux rois, a lancé le Premier ministre. Il y a effectivement un problème".

Paul Aveline