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Politique

Emmanuel Macron fait le plein de symboles pour le 14-Juillet

Emmanuel Macron avec Donald Trump à Paris pour le 14 juillet.

Emmanuel Macron avec Donald Trump à Paris pour le 14 juillet. - CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Avec Donald Trump pour le défilé militaire du 14-Juillet, puis à Nice pour la cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat de 2016, Emmanuel Macron a vécu un premier 14-Juillet en tant que chef de l'Etat tout en symboles.

Intense journée pour Emmanuel Macron. Pour son premier 14-Juillet en tant que président de la République, le nouveau chef de l'Etat a multiplié les symboles. Même s'il n'a pas donné de traditionnelle interview du 14 juillet, sa journée aura été très chargée. D'abord à Paris pour le défilé militaire des Champs-Elysée, avec Donald Trump comme invité, puis à Nice, où il a présidé l'après-midi l'hommage aux victimes de l'attentat de 2016.

L'hommage aux victimes de l'attentat de Nice a commencé dès le matin, depuis Paris. Des musiciens des corps d'armées ont rendu hommage aux victimes au terme du défilé sur les Champs-Élysées, inscrit le mot "Nice" sur les pavés parisiens après une chorégraphie originale. 

Une brève allocution plutôt qu'une interview

Avant cela, des soldats américains avait défilé, en l'honneur de Donald Trump, son invité d'honneur, et un siècle après leur entrée en guerre dans le conflit mondial de 14-18. 

Plutôt qu'un entretien télévisé, Emmanuel Macron a préféré une brève allocution lors de laquelle il a peu parlé de politique et a plutôt célébré les valeurs de la République. Mais au-delà de son caractère festif, le défilé s'est aussi déroulé sur fond de vive polémique quelques jours après l'annonce d'une coupe de 850 millions d'euros dans le budget de la défense en 2017. 

Sur ce sujet, Emmanuel Macron a fait preuve d'autorité. Il a vertement recadré jeudi soir le chef d'état-major des armées Pierre de Villiers qui s'était insurgé devant des députés contre cette réduction de moyens.

A Nice avec Hollande et Sarkozy

A la suite des événements parisiens, le chef de l'Etat s'est envolé pour Nice, afin de présider la cérémonie d'hommage aux victimes de l'attentat de 2016. Et il l'a fait avec François Hollande et Nicolas Sarkozy, présents dans le Falcon présidentiel pour assister également à l'hommage. 

Au terme d'une émouvante cérémonie, un an jour pour jour après l'attentat qui avait coûté la vie à 86 personnes, M. Macron a déclaré "comprendre la colère" ressentie contre l'Etat et promis que "tout sera[it] maintenu" dans l'aide aux victimes du terrorisme. 

Une allusion à la polémique entre le président de la région Paca redevenu maire Christian Estrosi et Bernard Cazeneuve autour des moyens pour sécuriser la Promenade des Anglais, et aux craintes des familles de victimes devant l'absence de secrétariat d'Etat dédié dans le nouveau gouvernement.

Devant une tribune qui accueillait plus de 2.000 personnes, Emmanuel Macron a passé en revue des troupes interarmées. Franck, "le héros au scooter" qui avait essayé d'arrêter le camion, a été fait chevalier de la Légion d'honneur, sous une ovation de la foule.

Ivan Valerio, avec AFP