BFMTV

Emmanuel Macron appelle au rassemblement et "veut entendre tous les Français"

Dans le discours qu'il a prononcé peu après l'annonce de son élection au terme du second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a adopté un ton très grave, évoquant notamment "les divisions" fragmentant la population.

Dès les premiers mots du discours qui a suivi de peu l'annonce de sa victoire à la présidentielle, Emmanuel Macron a opté pour la gravité. Il a ainsi évoqué son élection à la présidence de la République en ces termes: "C’est un grand honneur et une grande responsabilité. Rien n’était écrit. Je veux vous dire merci." Il a d'abord salué ses électeurs, assurant qu'il ferait tout pour être "digne" de leur confiance. Il s'est ensuite tourné vers ceux qu'il n'a pas su convaincre, à commencer par le public séduit par son adversaire, Marine Le Pen. Ainsi, il a abordé "les difficultés économiques, sociales et l’affaiblissement moral du pays", puis a lancé: "J’adresse un salut républicain à mon adversaire. Je sais la colère, l’anxiété les doutes qu’une grande partie d’entre vous ont exprimé. Il est de ma responsabilité de les entendre, en assurant votre sécurité, en garantissant l’unité de la nation". Il a signifié son envie de s'exprimer pour "tous les Français". 

Il a conclu à ce propos: "Ce soir, c’est à vous tous que je m’adresse, vous tous, ensemble, le peuple de France." Après avoir assuré de son attachement au devoirs "envers notre pays", et "le grand message humaniste" français, il a déclaré qu'il "défendrai(t) la France et son image, ses intérêts vitaux". 

Un hommage discret à François Hollande

Il entendait également associer à cette première prise de parole son projet européen: "Je défendrai l’Europe, la communauté de destin que s’est donné notre continent. J’œuvrerai à retisser le lien entre l’Europe et les citoyens." Il a diffusé un salut" appuyé aux chefs d'Etats étrangers "au nom" des Français.

Il a aussi rendu hommage à un autre chef d'Etat, en l'occurrence à celui qui est encore le président de la République en exercice, François Hollande qui "a pendant cinq ans oeuvré pour notre pays". Cependant, il a tracé une feuille de route assez sombre: "Il faudra apaiser les peurs, retrouver l’esprit de conquête qui dit mieux que tout le génie français. Certains des défis devant nous sont des chances, comme la transition écologique, la révolution numérique. D’autres des menaces: comme le terrorisme." Il a toutefois voulu faire part de sa détermination: "Je me battrai de toutes mes forces contre la division qui nous mine." Il a alors achevé: "Aimons la France. A compter de ce soir et pour les cinq années qui viennent, je vais avec humilité, dévouement et détermination la servir en votre nom."

Robin Verner