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Violences en manifestations: les syndicats de police reçus à l'Élysée le 12 mai

Le Palais de l'Élysée.

Le Palais de l'Élysée. - AFP

L'Élysée a répondu positivement à la demande des syndicats d'être reçus pour évoquer les violences subies par les policiers et gendarmes lors des dernières manifestations. Ils s'y rendront vendredi 12 mai, mais ne pourront pas échanger avec le président de la République en personne.

À peine 24 heures après la demande de quatre syndicats d'être reçus par Emmanuel Macron, une date a déjà été trouvée. Vendredi 12 mai à 10 heures, les syndicats Allliance, synergie Officiers, SNIPAT et SICP se rendront à l'Élysée. Ils n'y rencontreront pas Emmanuel Macron en personne mais son directeur de cabinet et son conseiller police, selon nos informations.

Jeudi, ces syndicats de police avaient envoyé une lettre au chef de l'État, intitulée "La maison police brûle", pour tirer la sonnette d'alarme sur les violences subies par les forces de l'ordre lors des manifestations contre la réforme des retraites ou d'autres événements comme celui de Sainte-Soline.

Ils ont dénoncé "une violence exponentielle dirigée à l’encontre des citoyens, des biens et des institutions mais surtout à leur encontre" dans la société française.

Échanger sur la loi "anti-casseurs"

Cette lettre a été envoyée seulement quelques jours après les manifestations particulièrement violentes du 1er-Mai où un policier a été brûlé par un cocktail molotov et plus d'une centaine de ses collègues ont été blessés.

"Force est de constater que nous avons déjà des milliers de blessés dans nos rangs (...) Aujourd’hui, nos collègues prennent feu", ont déploré les syndicats dans leur courrier au président.

C'est pourquoi ils demandaient de le rencontrer "urgemment" afin d'obtenir un soutien de "l'ensemble des responsables politiques" et de présenter une liste de propositions. Parmi elles, figurent une meilleure réponse pénale avec une "peine minimale pour les agresseurs des forces de l’ordre" et la "création d’une infraction autonome d’incitation à la haine ou à commettre un crime ou un délit à l’encontre des forces de l’ordre". Sans oublier la création d'une nouvelle loi "anti-casseurs".

Par ailleurs, un autre syndicat, Unité SGP police, a envoyé une lettre aux parlementaires pour obtenir de nouvelles mesures dans le cadre de la loi anti-casseurs, comme des interdictions de manifester.

Cécile Ollivier et Théo Putavy