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Sur Snapchat, Macron tente de sensibiliser les jeunes au harcèlement scolaire

Emmanuel Macron face caméra.

Emmanuel Macron face caméra. - Capture d'écran Snapchat

Dans une vidéo face caméra publiée ce mercredi sur Snapchat, le président a appelé les plus jeunes à "se mettre à la place" de leurs camarades harcelés à l'école, les invitant à ne mettre personne à l'écart.

En cette journée de lutte contre le harcèlement scolaire, Emmanuel Macron s'est adressé directement aux enfants et aux adolescents, via l'un de leur réseaux sociaux favoris. Ce jeudi, le chef de l'État a enregistré une courte vidéo face caméra sur Snapchat pour essayer de sensibiliser les plus jeunes au fléau du harcèlement scolaire.

"À tous les élèves, je vous demande une minute de votre temps. Une minute", a demandé le chef de l'État face caméra. "Dans votre classe, il y a sûrement une personne que vous trouvez bizarre. Une personne qui est souvent seule, moquée par un autre groupe d'élèves, moquée en direct dans la cour, dans la classe, sur les réseaux sociaux". 

"Je vous demande de vous mettre à sa place"

"Je suis sûr que vous voyez très bien de qui je parle", a-t-il poursuivi. "Vous vous dites peut-être que ce n'est pas très grave. Peut-être même que ça vous amuse parfois aussi. Vous vous dites au fond 'ce n'est que des blagues'".

À travers ce message vidéo, Emmanuel Macron demande finalement aux plus jeunes de ne pas tenir à l'écart un camarade parce qu'on le juge différent. "Je vous demande juste cette minute, cette minute-là d'attention, de silence, de réflexion. Je vous demande pendant cette minute de vous mettre à sa place. D'imaginer la solitude, l'humiliation, les blessures. Et les blessures d'aujourd'hui et les blessures qui vont durer à cause de cela".

Ce jeudi, la Première dame Brigitte Macron s'est rendue dans un collège parisien pour aborder la question. L'ancienne professeure à Amiens, dans la Somme, a appelé à "la plus grande vigilance", et à briser "l'anonymat" en ligne. "Qu'est-ce que c'est que cette meute de gens planqués qui s'en prennent à nos enfants?", s'est insurgée la Première dame face à la presse.

Lors d'un grand débat organisé en Maine-et-Loire en mars dernier, le président de la République avait déjà répondu aux questions d'enfants sur le thème du harcèlement scolaire. "Quand on est tous ensemble contre une seule personne, on est vite très bête", avait lancé Emmanuel Macron aux enfants victimes de harcèlement qui livraient leurs témoignages.

Jeanne Bulant