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Revivez la cérémonie d'hommage au Panthéon minute par minute

Les quatre cercueils des résistants honorés par le Panthéon, lors de leur entrée, ce mercredi.

Les quatre cercueils des résistants honorés par le Panthéon, lors de leur entrée, ce mercredi. - Martin Bureau - AFP

Ce 27 mai se veut un moment phare du quinquennat de François Hollande, qui rendra un hommage solennel ce mecredi après-midi à quatre héros de la Résistance: Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay.

>> L'ESSENTIEL

Quatre résistants femmes et hommes viennent de faire leur entrée au Panthéon, ce mercredi

Dans un long discours, François Hollande a rendu hommage "au meilleur de la France"

Héros de la Résistance, ils incarnent par-delà la mort les valeurs de la République: Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay ont fait ce mercredi leur entrée au Panthéon, où François Hollande leur a rendu un émouvant hommage solennel.

Le temps fort de la journée a sans conteste été le transfert des quatre cercueils de la Sorbonne vers le Panthéon, tout proche, sur la Montagne Sainte-Geneviève, dans le 5e arrondissement de Paris. Au terme de l'hommage long de 50 minutes rendu par le président de la République, les quatre résistants ont été transportés à l'intérieur même du temple républicain, alors que résonnait Le Chant des partisans. Revivez, minute par minute, cette célébration historique.

18h30 - Le président de la République et les familles sortent du Panthéon

Après près de 15 minutes passées à l'intérieur de l'édifice républicain, le chef de l'Etat et les familles des quatre résistants honorés ce mercredi sont ressortis du Panthéon.

De nouveau dehors, le président de la République, François Hollande, s'exprime longuement avec les proches des quatre défunts ainsi qu'avec les jeunes mobilisés en cette journée historique.

18h12 - Le chant des partisans résonne, les corps entrent au Panthéon

Moment de très grande émotion, sur le parvis du Panthéon. Le Chant des Partisans se met à résonner, et les cercueils sont transportés à l'intérieur même du temple républicain.

Derrière les dépouilles, le président de la République entre dans l'édifice, suivi des familles des quatre résistants aujourd'hui honorés.

18h10 - Les portes du Panthéon s'ouvrent

Après un éloge funèbre, et après que le chant de La Marseillaise a éclaté devant le Panthéon et les quatre cercueils des résistants honorés, les portes du Panthéon viennent symboliquement de s'ouvrir.

Les cercueils sont alors portés, et s'apprêtent à entrer dans le temple de la République.

18h03 - François Hollande clôture son discours

"Pierre Brossolette , Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillion, Jean Zay, prenez place, c’est la vôtre !"

"Vive la République et vive la France!", lâche François Hollande après près de 45 minutes d'un discours fort en intensité. Il est très fortement applaudi au terme de ce dernier.

17h57 - "L'Histoire nous élève", juge François Hollande

"Ces deux femmes et ces deux hommes ont en commun d’avoir fait de leur vie un destin. Et d’avoir donner à leur patrie une destinée", poursuit le président de la République. "L'Histoire nous élève. Elle nous unit quand elle devient mémoire partagée."

17h50 - "L'indifférence, voilà l'ennemi contemporain" lance Hollande

"L’indifférence, voilà l’ennemi contemporain et anonyme." Après avoir évoqué la mémoire et l'action de Geneviève de Gaulle-Anthonioz, François Hollande pointe du doigt le nouvel adversaire de la République: "l'indifférence".

"Indifférence face au fanatisme, au racisme, à l’antisémitisme. Indifférence face aux inégalités, aux injustices, aux indécences. À chaque génération incombe un devoir de vigilance et de Résistance. Et à chaque individu le choix d’agir."

"Si l’intégration connaît des ratés, ce n’est pas la faute de la République, c’est faute de République", ajoute encore le chef de l'Etat.

17h45 - "70 ans après", les "haines" des "juifs" et de la démocratie "reviennent"

François Hollande s'alarme que "reviennent", 70 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les "haines" de la "démocratie", des juifs, des francs-maçons ou encore des "libres penseurs".

"C'est pour conjurer cette résurgence funeste que les Français se sont levés le 11 janvier", lors de la marche qui a réuni des millions de personnes et plusieurs dizaines de dirigeants étrangers après les attentats du début de l'année, a souligné le chef de l'État.

17h35 - "Ils incarnent la résistance. Pas toute la résistance"

Après avoir présenté les quatre résistants honorés ce mercredi, le Président n'oublie pas d'avoir un mot sur les nombreux visages de la résistance française. "Deux femmes, deux hommes, qui incarnent la résistance. Pas toute la Résistance. Elle a tant de visages, des glorieux et des anonymes, ces soutiers de la gloire, ces soldats de l’ombre", souligne François Hollande.

17h34 - Jean Zay, le volontaire

"En 1940, Jean Zay a 36 ans", débute François Hollande. "Il avait démissionné 8 mois plus tôt du gouvernement pour se porter volontaire dans l’armée française" parmi les résistants. L'objectif? "Partager le sort de cette jeunesse française pour laquelle il avait travaillé au mieux depuis 40 mois. Au moment du désastre, il embarque sur le Massilia avec 26 parlementaires dans l’espoir de continuer la guerre depuis l’Afrique du Nord. Arrivé à Casablanca, il est arrêté par les autorités de Vichy."

"Ramené en France,le tribunal militaire de Clermont-Ferrand le condamne à la dégradation et la déportation au bagne", poursuit François Hollande. "Prisonnier politique à Riom, Jean Zay écrit sans cesse. Ses textes sortent de la cellule où il est emmuré."

17h32 - François Hollande évoque Germaine Tillion

François Hollande évoque désormais la mémoire de Germaine Tillion. "Elle est membre dès les premiers jours du réseau du Musée de l’Homme", rappelle-t-il. "Dénoncée, elle est arrêtée en août 1942 gare de Lyon par la police allemande. Détenue à Fresnes pendant plus d’un an, elle est déportée à Ravensbrück le 31 octobre 1943."

17h30 - Geneviève de Gaulle-Anthonioz et "l'insupportable"

"Geneviève de Gaulle-Anthonioz n’a pas 20 ans quand elle apprend l’insupportable demande d’armistice", explique François Hollande. "Il y a des moments dans la vie où les uns et les autres se disent tout à coup: c’est inacceptable. Elle entre en clandestinité. Non pas pour fuir à cause du nom qu’elle porte, mais pour en être digne."

"Non pour jouer les utilités, mais pour prendre des responsabilités."

"Non pour être une femme à côté des hommes, mais pour être une résistante parmi les résistants. Elle est arrêtée le 20 juillet 1943 à Paris et déportée plus tard à Ravensbrück."

17h28 - Hollande évoque Pierre Brossolette

Poursuivant son discours, le chef de l'Etat s'exprime au sujet de Pierre Brossolette. "Capitaine dans l’armée française, il s’apprête à être démobilisé après une guerre qu’il avait jugée inéluctable", déclare François Hollande.

"Rendu à la vie civile, il n’envisage pas de cesser le combat. Il se rend à Londres à la fin d’avril 1942 où il devient un des dirigeants des services secrets de la France combattante."

17h26 - François Hollande salue "l'amour de la patrie" des quatre résistants

"Ces femmes et ces hommes, si singuliers, si exceptionnels ont été gouvernés par les mêmes forces, animés par les mêmes passions", poursuit le président de la République. "Ils ont été soulevés par le même idéal, liés les uns aux autres par le même dépassement, unis par le même amour de leur patrie."

"Qu'y a-t-il donc de commun entre ces deux femmes rescapées de l'enfer des camps et ces deux hommes disparus atrocement dans les derniers mois de l'Occupation? Entre ces deux catholiques qui mirent leur longue vie au service de la dignité humaine et ces deux francs-maçons qui eurent très jeunes d'importantes responsabilités politiques?" demande le chef de l'État devant les familles des quatre résistants, les plus hautes autorités de l'État et plusieurs centaines de personnes.

17h24 - François Hollande célèbre "quatre histoires qui donnent chair et visage à la République"

"La France a rendez-vous avec le meilleur d'elle-même". Dans son très attendu discours, François Hollande salue "quatre histoires qui donnent chair et visage à la République".

Evoquant les quatre résistants, le président de la République honore la mémoire de quatre "héros admirables sans avoir voulu être admirés". Des personnages "reconnus. Sans avoir cherché à être connus. Célébrés. Sans avoir imaginé être célèbres."

"Ils sont quatre dans cette célébration, donnés en exemple à la France pour inspirer les générations nouvelles"

François Hollande monte sur la tribune dressée devant le Panthéon afin de prononcer son discours.
François Hollande monte sur la tribune dressée devant le Panthéon afin de prononcer son discours. © Martin Bureau - AFP

17h22 - François Hollande s'installe à la tribune.

17h20 - Le coeur de l'armée française chante le "Chant des Marais".

17h15 - Les quatre cercueils sont arrivés devant le Panthéon, et sont installés sur le parvis.

17h05 - Les cercueil arrivent vers le Panthéon, aux accents de la "Complainte du partisan", une des chansons des résistants.

17h - François Hollande arrive au Panthéon. Le chef de l'Etat est arrivé sur place pour la cérémonie d'hommage aux quatre résistants, et passe les troupes en revue. Le président de la République rejoint la tribune officielle, où sont notamment installés le Premier ministre Manuel Valls et le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone.

16h50 - Les quatre cercueils sont soulevés. Les porteurs remontent la rue Soufflot pour rejoindre le parvis du Panthéon, suivis d'un groupe de lycéens.

16h45 - Lionel Jospin et Jean-Marc Ayrault sont arrivés sur place. Les deux anciens chefs du gouvernement sont arrivés sur les lieux de la cérémonie d'hommage, au Panthéon, dans le 5e arrondissement de Paris.

16h35 - Un mot de François Hollande sur le dossier de presse. Le président de la République, qui donnera un long discours lors de cette cérémonie, a signé le dossier distribué aux journalistes. "Je souhaite que ces cérémonies nous rassemblent pour célébrer la mémoire de quatre grandes figures qui ont porté au plus haut les vertus de la République", a écrit le chef de l'Etat.

16h25 - Des portraits sur la façade du Panthéon. Des portraits des quatre panthéonisés, signés Ernest Pignon-Ernest, ont été accrochés sur la façade du Panthéon.

16h15 - Sarkozy absent de la cérémonie. Invité par l'Elysée à la cérémonie d'hommage aux quatre résistants au Panthéon, l'ancien chef de l'Etat Nicolas Sarkozy ne sera pas présent cet après-midi, en raison d'un rendez-vous déjà prévu et qu'il n'a pu annuler, rapporte France Info. Dans une lettre, Nicolas Sarkozy s'est excusé de son absence auprès des familles des quatre panthéonisés, auxquelles il a transmis "toute son amitié".

16h05 - Les quatre cercueils quittent la Sorbonne. Les cercueils des quatre résistants ont quitté la Sorbonne pour être emmenés au Panthéon, où se déroulera la cérémonie dans une heure.

15h20 - L'Assemblée nationale rend hommage à Jean Zay. A 15 heures, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone a ouvert la séance de questions au gouvernement par un hommage appuyé à Jean Zay, "un grand ministre", dont le portrait a été affiché dans les rangs de l'hémicycle, sur le siège qu'il avait occupé.

"En honorant Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay, la République, plus que jamais, rend la résistance irréversible", a conclu Claude Bartolone.

Le portrait de Jean Zay dans les rangs de l'Assemblée nationale, le 27 mai.
Le portrait de Jean Zay dans les rangs de l'Assemblée nationale, le 27 mai. © BFMTV

14h30 - La cérémonie au Panthéon doit commencer peu après 17 heures. C'est aux accents de la "Complainte du partisan" interprétée par le choeur de l'armée française et sous un ciel qui s'annonce clément que les quatre cercueils portés par des gardes républicains arriveront à 17h20 précises sur le parvis du Panthéon venant de la Sorbonne. Dans leur sillage, un cortège de 144 proches, résistants, responsables associatifs, lycéens et étudiants. 

Quelques instants plus tard, François Hollande prononcera un discours d'une quarantaine de minutes pour célébrer ces quatre personnalités. Les cercueils pénétreront ensuite à l'intérieur du Panthéon au son du "Chant des partisans".

12h15 - Pierre Laurent fustige l'absence de communistes au Panthéon. Le numéro un du PCF, juge que l'absence de tout représentant communiste parmi les résistants dont les cercueils font leur entrée au Panthéon mercredi après-midi est "une faute politique". Pour lui les quatre personnalités choisies "représentent toutes les sensibilités de la Résistance, sauf une, la communiste". "Un oubli présidentiel que nous trouvons extrêmement regrettable", continue-t-il.

11h - Des préparatifs impressionnants. Pas moins de trente caméras seront braquées sur la cérémonie pendant laquelle François Hollande dira son discours entre les colonnes du Panthéon pour plus de solennité. Aucun détail na été laissé au hasard. Jusqu'à la date, symbolique, anniversaire de la première réunion du Conseil national de la Résistance, alors présidé par Jean Moulin.

>> Lire notre éclairage: Comment François Hollande a préparé son discours pour l'Histoire

10h10 - La ministre de l'Education, "très émue". "C'est une très belle cérémonie", a commenté la ministre de l'Education mercredi matin à la Sorbonne, se disant "très émue". "C'est une façon de dire ce que nous devons à ces quatre figures, ce que la République leur doit, ce que la Nation leur doit, mais aussi l'école", a-t-elle déclaré. "Que le monde de l'école, de la jeunesse, de l'université ait pu rendre cet hommage, c'est comme un avant-goût de la panthéonisation", a-t-elle poursuivi.

10h - Hommage à la Sorbonne. Plusieurs corps constitués, autorités et organisations ont rendu hommage mercredi à Paris, dans la cour de l'université de la Sorbonne, aux résistants. A 9 heures, l'orchestre et le choeur de Paris Sciences et Lettres ont entonné le chant des partisans puis la Marseillaise devant la ministre de l'Éducation nationale, Najat Vallaud-Belkacem, le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, le président du Sénat, Gérard Larcher, et le recteur et chancelier des universités de Paris, François Weil.

Les représentants des autorités ont déposé une gerbe, avant d'échanger quelques mots avec les familles et proches de ces figures de la Résistance, dont les deux filles de Jean Zay.

9h30 - "Je ne l'ai jamais vu travailler autant un discours", confie un proche de François Hollande à Apolline de Malherbe, journaliste politique de BFMTV. Le discours du chef de l'Etat qui devrait durer trois quarts d'heure est perçu par l'Elysée comme l'un des plus, sinon le plus important du quinquennat. Le président le prépare donc activement et y aurait travaillé tout le week-end, avec l'aide de plusieurs conseillers et les contributions de plusieurs ministres, dont celles de Manuel Valls, Najat Vallaud-Belkacem ou Fleur Pellerin.

>> VIDEO - François Hollande prépare minutieusement son discours

9h - Des lycéens font un rap à la mémoire de Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Pour célébrer l’entrée des quatre résistants au Panthéon, des collégiens de Bordeaux ont réalisé un clip de rap à la mémoire à la grande résistante Geneviève de Gaulle-Anthonioz. Choisie par le ministère, toute la classe de Troisième 7 du collège Jean Zay de Cenon se rendra ce mercredi au Panthéon, avec le proviseur, et les professeurs de musique et d'Histoire-Géo.

8h35 – Benoît Hamon salue "l'immense legs" de Jean Zay. Invité de Bourdin Direct sur RMC/BFMTV, l'ancien ministre de l'Education nationale avant Najat Vallaud-Belkacem rappelle que Jean Zay, leurs illustre prédécesseur, a introduit "le premier et second degrés" dans l'enseignement", "l'éducation physique, l'ouverture au monde, les classes-promenade". "Au-delà de ça, il a travaillé sur ce que seraient le CNRS, la future ENA, il est même le créateur du Festival de Cannes, c'est un immense legs", continue-t-il. Son destin est aussi singulier, car rappelle encore Benoît Hamon, Jean Zay "a été persécuté par Vichy et exécuté par la Milice".

8h - La polémique Jean Zay. L'entrée de Jean Zay, figure du Front populaire a fait grincer des dents à droite. L'écrivain, avocat et journaliste est l'auteur d'un poème qui ne passe pas, intitulé Le Drapeau. Pour certains, tel Jean-Frédéric Poisson, actuel président du Parti chrétien démocrate le risque est de "semer le trouble au sein du peuple français".

Ce matin sur RMC, la fille du résistant, Hélène Mouchard-Zay, rappelait que son "père est mort en criant 'vive la France'".

7h - Le programme de la journée. Le point d'orgue de ces deux jours commencera à 17 heures, avant que les cercueils ne soient installés dans la nef et que François Hollande prononce son discours. La panthéonisation devrait s'achever à 19 heures, et le Panthéon sera ouvert au public à 20 heures et jusqu'à 22 heures, pour un hommage aux quatre personnalités. Un spectacle de mise en lumière aura ensuite lieu sur la façade et la place du Panthéon.

Mardi - L'hommage a déjà commencé. Ce n'est pas une journée, mais bien deux qui sont prévues pour rendre hommage aux quatre résistants choisis par l'Elysée. Ainsi mardi, un cortège funèbre a traversé Paris s'élançant vers 15h30 de la Porte d'Orléans, escorté par la Garde républicaine à moto, pour parvenir à la Mairie de Paris où un hommage public a été rendu.

Vers 16h30 le convoi était reparti vers la Sorbonne où les cérémonies se sont poursuivies par lecture par la ministre de l'Education nationale Najat Vallaud-Belkacem de deux lettres de Jean Zay. Après des chants et d'autres lectures, la veillée républicaine s'était achevée vers 21h30.

D. N. et A. S.