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Hollande: "Il n'y aura pas d'exploration du gaz de schiste"

Le président français François Hollande, dimanche matin, lors du défilé du 14 juillet.

Le président français François Hollande, dimanche matin, lors du défilé du 14 juillet. - -

Mis à mal dans les sondages, François Hollande a renoué avec la traditionnelle interview du 14 juillet et exposé une "vision de la France" à long terme, qui passe notamment par "la transition énergétique".

"Je ne veux pas seulement gérer les prochains mois. Je veux qu'il y ait une trace, un dessin qui soit fixé". En renouant avec la traditionnelle interview du 14 juillet, François Hollande en mal dans les sondages s'est efforcé de dresser sa vision du pays pour "dix ans".

Premier grand axes évoqué: la "transition énergétique". En matière d'énergies propres, "la France doit être exemplaire", a martelé le président, alors que l'alliance entre socialistes et écologistes connaît des remous sur le dossier du gaz de schiste et après la restriction du budget du ministère de l'Ecologie. "Tant que je serai président, il n'y aura pas d'exploration du gaz de schiste", a-t-il assuré.

Augmentation des impôts? "Le moins possible"

Autres priorités? "Le numérique", "l'université" et "les infrastructures". A propos de celle-ci, il est notamment revenu sur le réseau ferroviaire, après la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge il y a deux jours.

"Je veux mettre la priorité sur les lignes ferroviaires classiques", a-t-il indiqué. "Paris-Limoges, c'est une ligne que j'ai beaucoup empruntée. Nous devons faire beaucoup plus...", a indiqué l'ancien maire de Tulle.

Toutefois, le président a promis qu'il ne "ferait d'augmentation d'impôts que si nécessaire." Il y en aura, donc. "Oui, mais le moins possible", a insisté François Hollande.

"Si Sarkozy veut revenir, c'est son droit"

Malgré une côte de popularité en chute libre, il assure ne "pas craindre" un éventuel retour de Nicolas Sarkozy pour 2017. "S'il veut revenir, c'est absolument son droit", a-t-il simplement commenté, avant de fustiger les critiques de l'ancien président sur la décision du Conseil constitutionnel d'invalider définitivement ses comptes de campagne.

Lui ne voit dans cette décision aucun risque pour la démocratie, comme l'avait dénoncé l'UMP. "Lorsque la plus haute juridiction du pays prend une décision, je n'accepterai jamais qu'elle soit remise en cause", a coupé court François Hollande.

Même fermeté à l'égard de Delphine Batho, la ministre de l'Ecologie récemment limogée. "J'avais fixé une règle. J'avais dit 'si un ministre conteste le budget, il doit quitter le gouvernement'." S'il n'y aurait pas un traitement de faveur à l'égard de certains ministres, comme Arnaud Montebourg? "Il n'y a pas d'impunité", a-t-il simplement commenté.

Mathilde Tournier