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"Le retour de Sarkozy est gonflé et bien joué"

"J'ai trouvé que c'était à la fois gonflé et bien joué", c'est l'analyse du retour de Sarkozy sur BFMTV par le politologue Roland Cayrol.

"J'ai trouvé que c'était à la fois gonflé et bien joué", c'est l'analyse du retour de Sarkozy sur BFMTV par le politologue Roland Cayrol. - -

Le politologue Roland Cayrol analyse sur BFMTV la venue de l'ancien chef de l'Etat devant le bureau politique de son parti. "Seul Nicolas Sarkozy a parlé et ils sont à peu près tous venus", remarque-t-il.

Nicolas Sarkozy est parvenu à réunir la "famille" UMP, lundi à l'occasion d'un Bureau politique du parti, quatre jours après l'invalidation de ses comptes de campagne 2012. "J'ai trouvé que c'était à la fois gonflé et bien joué", analyse sur BFMTV le politologue Roland Cayrol.

"Gonflé parce qu'arriver à faire une journée de triomphe politique sur le fait que l'on a été retoqué pour non-respect de la loi, en plus sur le financement d'une campagne électorale, il faut y arriver!", a encore commenté le politologue.

Nicolas Sarkozy est venu apporter son soutien à un parti en proie à de graves problèmes financiers. "Seul Nicolas Sarkozy a parlé finalement, ça aussi c'est gonflé. Mais c'est aussi réussi parce qu'il a contraint à peu près tout le monde [sauf Jean-Pierre Raffarin et François Baroin] à y assister et que cela a été largement suivi", ajoute-t-il.

"Une certaine hauteur politique"

Face aux parlementaires et aux cadres de l'UMP largement acquis à sa cause, Nicolas Sarkozy a précisé: "le jour où je reprendrai la parole ce sera pour parler aux Français de la France. [...] Quelqu'un qui a eu l'honneur de représenter la France pendant 5 ans a le devoir de prendre ses responsabilités. La responsabilité, je l'ai pleine et entière".

Pour autant remarque Roland Cayrol, l'ancien chef de l'Etat a "pris une certraine hauteur politique. Il a évoqué une ligne politique au-dessus des clivages européens-souverainistes et droite-gauche. C'est assez malin vue la situation à l'UMP. Il a fait comme s'il était au-dessus de ça et va préparer la synthèse des différents courants".

Puis par une pirouette, à la façon de La trahison des images de René Magritte, Nicolas Sarkozy, dans un discours à huis-clos pourtant savamment mis en scène sur le réseau social Twitter, l'a assuré: "Ceci n'est pas ma rentrée politique". Vraiment gonflé.

Samuel Auffray