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Hollande évoque sa rencontre avec Fidel Castro: "Soit on va à Cuba, soit on n'y va pas" 

Sous le feu des critiques en France de ses opposants à l'UMP, François Hollande a assumé mardi sa rencontre la veille à Cuba avec Fidel Castro, assurant que son intention "n'était pas de donner un blanc-seing à qui que ce soit".

C'est une rencontre aussi historique que polémique. Et il a tenu à la justifier. Annoncée à la dernière minute lundi soir, François Hollande a pu s'entretenir avec Fidel Castro, qui a dirigé d'une main de fer Cuba pendant près de 40 ans avant de laisser les rênes du pouvoir à son frère Raul.

Cette rencontre était forcément une première pour un président français, l'actuel locataire de l'Elysée étant devenu le premier chef d'Etat occidental à se rendre sur l'île cubaine depuis l'annonce de la normalisation des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis.

La seule question à se poser

Oui mais voilà, cette rencontre entre le "Lider Maximo" et François Hollande n'a pas été très bien perçue par tout le monde. L'UMP, par exemple, a fustigé une "faute morale" avant de dénoncer la "complaisance" à l'égard du régime cubain.

"Je pouvais venir à Cuba parler de partenariat, parler d'avenir et ignorer l'histoire, ignorer les quarante années pendant lesquelles Fidel Castro a été responsable du pays, avec ce que l'on sait, et j'aurais pu ne pas accepter de le rencontrer?", s'est étonné le président français lors d'une conférence de presse à Port-au-Prince. Selon lui, "cela aurait été justement une des façons, en ignorant le passé, d'ignorer les possibilités de l'avenir".

"Le sens de ce voyage n'était pas de donner un blanc-seing à qui que ce soit, c'était de pouvoir créer entre la France et Cuba une nouvelle étape de partenariat pour que le blocus puisse être levé et que Cuba puisse être une île ouverte au monde", a expliqué le chef de l'Etat.

"J'aurais pu accepter de ne pas le rencontrer?"

"Je pouvais venir à Cuba parler de partenariat, parler d'avenir et ignorer l'histoire, ignorer les quarante années pendant lesquelles Fidel Castro a été responsable du pays, avec ce que l'on sait, et j'aurais pu ne pas accepter de le rencontrer?", s'est étonné le président français lors d'une conférence de presse à Port-au-Prince.

François Hollande, premier président français à se rendre en visite officielle à Cuba depuis plus d'un siècle, s'est distingué en obtenant une entrevue de près d'une heure avec le père de la révolution cubaine, âgé de 88 ans.

Jé. M.