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"Gilets jaunes": l'Elysée craint "une très grande violence" samedi 

Une remorque en feu sur les champs-Elysées - Bertrand Guay - AFP

Une remorque en feu sur les champs-Elysées - Bertrand Guay - AFP - -

L'Elysée affirme craindre la venue de "plusieurs milliers de personnes" samedi à Paris "pour casser et pour tuer".

L'exécutif craint "une très grande violence" samedi, a indiqué l'Elysée ce mercredi soir.

"Nous avons des raisons de redouter une très grande violence", alors que se multiplient les appels à une nouvelle mobilisation des "gilets jaunes" partout en France.

"Noyau dur"

Selon nos informations, l'Elysée craint aussi "un noyau dur de plusieurs milliers de personnes" qui viendraient à Paris "pour casser et pour tuer".

"Il y a, au delà des gilets jaunes, des groupuscules qui veulent en découdre, qui veulent que la violence s'installe dans notre pays" a confirmé Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des Territoires, jeudi matin sur BFMTV et RMC.

La ministre a en outre conseillé de ne pas se rendre à Paris samedi.

L'exécutif s'évertue encore jeudi à convaincre qu'il a entendu et compris la "colère insaisissable et incontrôlable" des gilets jaunes, à deux jours d'une nouvelle mobilisation qui fait craindre une explosion de violence.

Jusqu'au-boutisme

Mais le gouvernement craint le jusqu'au-boutisme de certains gilets jaunes.

"Il y a des groupes de personnes qui sont sans limite dans l'exercice de la violence", regrette Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale sur BFMTV. Selon le ministre, "sous prétexte du mouvement des gilets jaunes, on voit surgir toutes sortes d'individus, parmi lesquels des gens qui ne pensent qu'à la violence".

Jean-Michel Blanquer a regretté que "des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens" soient mêlés à ces individus, conseillant ensuite aux citoyens de rester chez eux samedi.

Des dizaines d'appels à manifester samedi à Paris se concurrencent sur les réseaux sociaux, donnant pour la plupart rendez-vous sur les Champs-Elysées, qui a été le théâtre de scènes d'émeutes le 1er décembre.

Jeanne Bulant et Baptiste Labarre