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"Gilets jaunes, sortir de la crise": l'essentiel de notre émission spéciale en 5 vidéos

Le plateau de BFMTV ce mercredi soir.

Le plateau de BFMTV ce mercredi soir. - -

Les gilets jaunes ont pu pour la première fois ce mercredi soir exprimer leurs revendications et leur colère face à deux membres du gouvernement sur BFMTV.

Entre diverses propositions, accusations et passe d'armes, le débat entre les quatre gilets jaunes et deux membres du gouvernement s'est avéré animé ce mercredi soir. Voici, en vidéo, les 5 moments forts de notre Emission spéciale.

Les questions du pouvoir d'achat des Français, du SMIC, de la suppression de l'ISF, des taxes sur les carburants (tout récemment supprimées par l'exécutif pour l'année 2019) ont été largement abordées. Mais la question de la personne contestée du président ou encore l'engrenage de violence des dernières manifestations ont également été discutés. 

"Le président et le Premier ministre ont annoncé une suppression de la hausse des taxes"

La Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a annoncé, pour 2019, "la suppression de la hausse des taxes", décidée selon elle par le président de la République et son Premier ministre. 

"On faut le budget année après année, on ne peut pas décider maintenant d'une suppression ad vitam æternam, Il faut que l'on mette un peu de rationalité dans le débat" a-t-elle en revanche précisé. 

Elle a également affirmé être "en empathie avec les gens qui ne savent pas quoi mettre dans leur assiette à Noël."

  • "Ce n'est pas ma première rencontre avec des gilets jaunes, j'en ai fait de nombreuses, sur les plateaux télé et dans la Sarthe. Demain je rencontrerais de nouveau des femmes gilets jaunes pour parler de leurs problèmes spécifiques." 

Rugy "comprend que son salaire de 9.500E choque"

Interpellé par un gilet jaune en direct de Marseille sur la faiblesse du SMIC, le ministre de la Transition écologique concède le montant de son salaire sur le plateau de BFMTV.

"Mon salaire, c'est 9.500 euros net par mois. Je comprends que ça puisse choquer" livre François de Rugy", face aux gilets jaunes.

Schiappa dénonce les attaques contre la République

"C'est la République qui est attaquée (...) quand on va taguer l'Arc de triomphe, souiller la tombe du soldat inconnu" a tonné Marlène Schiappa, faisant allusion aux violences qui ont eu lieu samedi 1er décembre près des Champs-Elysées.

Elle évoque ensuite les propos d'un porte-parole des gilets jaunes du Vaucluse qui a réclamé la démission du gouvernement et la nomination du général de Villiers à sa place.

  •  "Quand une porte-parole des gilets jaunes, dans une matinale de radio, dit qu'il propose de virer le Premier ministre pour mettre à la place un pouvoir militaire. On propose de remplacer un pouvoir démocratiquement élu par un pouvoir militaire, c'est une attaque gravissime contre la République" a tonné la ministre.

"Macron a été élu par défaut", juge une gilet jaune

Alors que la colère des gilets jaunes se cristallise autour de la personne du président Macron, Anaïs Khun, porte-parole des gilet jaune vivant près de Strasbourg, a considéré ce mercredi soir qu'Emmanuel Macron avait été élu par défaut pour contrer la montée du Front National.

"Au premier tour de la présidentielle, il y avait dix, onze candidats. Il y avait le choix" lui a répliqué le ministre François de Rugy, avant d'énumérer les candidats à la présidentielle, et de poursuivre: 

  • "Emmanuel Macron est arrivé en tête au premier tour. 24% des Français ont dit 'nous celui qu'on préfère c'est Emmanuel Macron. (...) Dans notre pays c'est les deux candidats qui arrivent en tête qui vont au deuxième tour. Les gens ont choisi, donc il faut pas dire qu'on est en dictature".

"Si on arrive devant l'Elysée, on rentre dedans"

Eric Drouet, l'un des initiateurs et porte-parole des gilets jaunes, est ensuite interrogé par Bruce Toussaint sur des propos laissant entendre sa volonté d'investir l'Elysée lors de la prochaine manifestation.

"Samedi, c'est l'Elysée. On aimerait bien tous aller à l'Elysée" avait-il expliqué plus tôt sur les réseaux sociaux. "Faudrait vraiment que samedi on soit tous unis, jusqu'au bout". François de Rygy l'interroge alors: "Est-ce que le but du mouvement c'est de parler du pouvoir d'achat, des taxes et des salaires? Ou bien d'aller renverser notre régime politique, la République, en instaurant le chaos?".

Jeanne Bulant