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François Hollande: "je ne suis qu'à mi-mandat, 2017 ne me préoccupe pas"

François Hollande a réagi sur de nombreux sujets polémiques lors de son interview sur France Inter.

François Hollande a réagi sur de nombreux sujets polémiques lors de son interview sur France Inter. - Remy de la Mauvinière - AFP

Aéroport de Notre-Dame-des-Landes, "crise identitaire" en France ou encore présidentielle de 2017 et primaire possible à gauche... le président de la République François Hollande poursuivi lundi sa rentrée politique sur France Inter.  Ce qu'il fallait retenir de son interview.

Une rentrée 2015 "offensive" a promis François Hollande. Mais depuis 2012, a-t-il pris le bon chemin? "Nous le verrons à la fin, parce qu'un chemin, c'est là où il conduit et je fais tout pour que la France soit plus forte et plus juste à la fin de mon quinquennat". Lundi sur France Inter, après une première partie largement consacré aux questions économiques, notamment le chômage, la loi Macron et le travail le dimanche, le chef de l'Etat a élargi le champs des sujets abordés dans un second temps: Notre-Dame-des-Landes, crise de la société française, présidentielle de 2017...

> Le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes "sera lancé"

Et alors que s'amorce une année placée sous le signe de l'écologie, avec la conférence mondiale de Paris sur le climat à la fin de l'année, le président de la République a annoncé que lorsque "les recours seront épuisés, le projet" d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, "sera lancé". "Ce projet est lancé depuis des années, il est contesté, il y a des recours. Tant que les recours de sont pas épuisés, le projet ne peut pas être lancé. Quand les recours seront épuisés, le projet sera lancé", a-t-il affirmé.

Quid de la réaction des nombreux opposants à ce projet et de ses alliés politiques écologistes, au lendemain de la charge de Cécile Duflot? "Comme si cela (la construction de l'aéroport) réduisait la politique écologique du pays", s'est agacé François Hollande. Mi-décembre, le Premier ministre Manuel Valls avait assuré que la construction du controversé aéroport de Notre-Dame-des-Landes pourrait débuter mi-2015.

"La France est exemplaire dans sa politique écologique", a-t-il poursuivi, confirmant son engagement de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, mais sans donner de date. "Des procédures sont en cours et les études sont lancées", a-t-il déclaré sans donner de calendrier. 

> Hollande: "2017 ne me préoccupe pas"

"Je suis président de la République et je ne suis qu'à mi-mandat. 2017 et l'élection présidentielle ne me préoccupe pas", a répondu François Hollande, interrogé sur cette échéance électorale mais aussi sur la perspective d'une primaire à gauche. C'est pourtant sur son bilan qu'il sera jugé. "Nous verrons à la fin si j'ai pris le bon chemin, parce qu'un chemin, c'est là où il conduit et je fais tout pour que la France soit plus forte et plus juste à la fin de mon quinquennat". 

> Une "grave crise identitaire" en France

François Hollande a estimé qu'il y avait en France une crise identitaire "grave" et "depuis longtemps". Y'a-t-il une crise identitaire en France? "Oui, et depuis longtemps. Oui, et elle est grave. Oui, et elle pèse lourdement car l'environnement est menaçant. Il faut donc avoir les nerfs solides, la pensée ferme et une forme de conviction républicaine", a répondu le chef de l'Etat.

> Rencontre Hollande-Merkel dimanche

Le président François Hollande a annoncé lundi matin qu'il rencontrerait la chancelière allemande Angela Merkel dimanche pour "parler de l'avenir de l'Europe". Interrogé sur une convergence entre les points de vue des deux pays sur la croissance, le chef de l'Etat a indiqué: "je vais rencontrer Mme Merkel encore dimanche à l'initiative du président du parlement européen Martin Schulz qui est allemand mais aussi francophone et francophile et nous allons parler de l'avenir de l'Europe, de la relation franco-allemande". François Hollande a insisté sur "sa relation franche et sincère" avec Angela Merkel depuis deux ans et demi.

> Hollande: "Les Grecs sont libres de décider souverainement de leurs gouvernants"

François Hollande a déclaré lundi que la Grèce était "libre" de "décider souverainement de ses gouvernants" et que c'était à elle seule de "décider" de son maintien ou non dans la zone euro, alors qu'Angela Merkel envisagerait une sortie de la Grèce de la monnaie unique selon la presse allemande en cas de victoire du parti anti-austérité Syriza aux prochaines élections. La même question se pose aujourd'hui en Espagne, autre pays frappé par les mesures drastiques de Bruxelles.

> La France n'interviendra pas en Libye

Le président français François Hollande a écarté lundi l'idée d'une intervention militaire française en Libye, jugeant de nouveau qu'il revenait d'abord pour l'instant "à la communauté internationale de prendre ses responsabilités" dans ce pays.

Plusieurs pays de la région - Niger, Tchad notamment - ont estimé récemment qu'une intervention militaire internationale était "indispensable" en Libye, en proie aux violences et qui risque de basculer dans le chaos.

S.A. avec AFP