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Emmanuel Macron a visité la prison de Fresnes

Emmanuel Macron à Bruxelles, le 23 février 2018

Emmanuel Macron à Bruxelles, le 23 février 2018 - LUDOVIC MARIN / AFP

Le président de la République doit présenter mardi prochain les grandes lignes de la principale réforme pénale de son quinquennat. Ce vendredi il est venu s'entretenir notamment avec les gardiens.

Emmanuel Macron était arrivé ce vendredi à la prison de Fresnes peu avant 18 heures. Le président y avait alors entamé une visite de quatre heures, en compagnie de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, pour observer les installations de l'établissement pénitentiaire et échanger avec les personnels, comprenant les surveillants, le personnel médical et des magistrats.

Alors qu'il doit s'exprimer mardi prochain sur les grandes lignes de la réforme de la Justice, cette "immersion" comme la qualifie l'Elysée - sans la présence de la presse - devait permettre à Emmanuel Macron de "mieux appréhender toutes les problématiques du milieu carcéral".

Il a quitté la prison peu après 22h, après avoir conclu sa visite par un passage dans le quartier abritant les détenus radicalisés. 

Contexte de tensions

Le choix de la prison de Fresnes n'a pas été laissé au hasard par l'Elysée. Cet établissement pénitentiaire est considéré comme l'un des plus vétustes et surpeuplées de France. En cause, les rats et les punaises de lit qui ont pris possession des lieux, et un taux d'occupation de 200% de la prison, avec 2000 détenus pour à peine plus de 1000 places.

La visite du président s'inscrit dans un contexte de tensions au sein du personnel pénitentiaire, après l'agression de plusieurs surveillants en début d'année par des détenus radicalisés. A la suite de ces événements, la ministre de la Justice avait présenté certaines mesures pour renforcer la sécurité des personnels pénitentiaires.

De plus, certaines des mesures qui seront annoncées par Emmanuel Macron à Agen sont déjà connues, comme l'investissement de 30 millions d'euros supplémentaires ou encore la mise en place de 1100 nouvelles places de prison. Des mesures qui sont déjà qualifiées d'insuffisantes par les syndicats.

Céline Penicaud