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Affaire Benalla: Macron promet une réorganisation de l'Elysée

Emmanuel Macron a chargé Alexis Kohler, le secrétaire général de l'ELysée, de lui faire des propositions.

Emmanuel Macron a chargé Alexis Kohler, le secrétaire général de l'ELysée, de lui faire des propositions. - Ludovic Marin - AFP

Le président de la République a demandé au secrétaire général de l'Elysée de travailler à une réorganisation des services et éviter de "nouveaux dysfonctionnements".

D'autres têtes vont-elles tomber à l'Elysée en pleine tempête Benalla? Lors d'une réunion de crise organisée dimanche soir, le président de la République, ébranlé par l'affaire qui concerne l'un de ses fidèles, a demandé au secrétaire général de l'Elysée de lui faire des propositions pour réorganiser le palais présidentiel et éviter de "nouveaux dysfonctionnements", a fait savoir Emmanuel Macron par le biais de son entourage. 

Muet depuis les révélations concernant Alexandre Benalla, ancien chef adjoint du cabinet mis en examen dimanche notamment pour "violences en réunion", Emmanuel Macron a fait le point sur cette affaire en présence du Premier ministre, du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, du secrétaire d'Etat en charge des relations avec le Parlement, Christophe Castaner et du porte-parole, Benjamin Griveaux.

Un début de mea culpa?

Si le président de la République ne précise pas, publiquement en tout cas, de quels dysfonctionnements met en lumière cette affaire ou sur quels services précisément est nécessaire une réorganisation, il pointe, notamment, du doigt la sanction de 15 jours infligés à Alexandre Benalla après que les images le montrant frapper deux manifestants aient été transmises à l'Elysée, ou encore son directeur de cabinet, déjà sur le départ à la retraite.

"Il tire un peu les leçons de tout ça, estime Bruno Jeudy, éditorialiste politique BFMTV. Il admet des dysfonctionnements internes à l'Elysée, ce qui veut dire en clair que toutes les règles n'ont pas été respectées. On pense notamment au fait que M. Benalla ait été sanctionné de seulement 15 jours et son entretien avec le directeur de cabinet du président de la République, Patrick Strzoda."

Emmanuel Macron a également promis qu'il n'y a et qu'il n'y aura "pas d'impunité" alors que s'ouvre une semaine chargée pour le gouvernement avec l'audition ce lundi matin par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale du ministre de l'Intérieur. S'en suivra les explications du préfet de police de Paris, Michel Delpuech. Gérard Collomb sera également entendu par les sénateurs mardi.

J.C.