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Affaire Benalla: des photos mettent à mal la version de l'Élysée

Emmanuel Macron sur les Champs-Elysées ce 14 juillet.

Emmanuel Macron sur les Champs-Elysées ce 14 juillet. - LUDOVIC MARIN / AFP

Après avoir frappé des manifestants le 1er mai, Alexandre Benalla était censé avoir été réaffecté à l'organisation d'événements prenant place dans l'enceinte de l'Elysée uniquement. Des photos publiées par Libération et Paris-Normandie ont toutefois montré qu'il était aussi au côté d'Emmanuel Macron les 13 et 14 juillet derniers.

Ces photos contredisent la version officielle. A l'issue d'une suspension sans traitement de quinze jours, du 4 au 19 mai, Alexandre Benalla, chargé de mission à l'Elysée, avait cessé d'être attaché aux déplacements du président de la République pour être réaffecté à l'organisation d'événements mis en place dans l'enceinte du palais présidentiel.

Telle avait été la sanction prise par le cabinet de la présidence de la République, selon l'Elysée, qui admettait toutefois qu'il avait été mobilisé en deux occasions extérieures: lors de l'entrée au Panthéon de Simone Veil et de la réception des Bleus à Paris. Pourtant, des photos publiées ce vendredi soir par deux journaux ont mis à mal cette version.

Benalla en compagnie de Macron et des agents du GSPR

Paris-Normandie dévoile ainsi un cliché daté du 13 juillet où l'on peut voir le couple présidentiel au restaurant Le Jardin Des Plumes à Giverny, dans l'Eure, après une visite privée dans les jardins de Claude Monet. Au premier plan de leur image, un homme: c'est Alexandre Benalla.

Même surprise, sur des clichés datés du lendemain, lors des commémorations du 14-Juillet. Libération assure de son côté que sur les plus de 1400 photos prises par son photographe Marc Chaumeil durant le défilé parisien, Alexandre Benalla apparaissait sur une dizaine d'entre elles aux côtés du chef de l'Etat et de deux agents du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

Par ailleurs, ce vendredi, l'Elysée a annoncé qu'elle avait engagé la procédure pour licencier Alexandre Benalla. Dans un communiqué, le "Château" affirmait qu'il avait été "porté à la connaissance de la Présidence de la République des faits nouveaux consécutifs d'une faute commise par Alexandre Benalla". En l'occurrence, Alexandre Benalla est accusé d'avoir reçu un document appartenant à la préfecture de police de Paris auquel il n'était pas censé avoir accès, afin de tenter de se disculper dans l'affaire autour des coups qu'il a portés contre des manifestants le 1er mai dernier. 

Robin Verner