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2018, l'année de toutes les commémorations

Emmanuel Macron devant un portrait de Georges Clemenceau lors des commémorations du 11-Novembre.

Emmanuel Macron devant un portrait de Georges Clemenceau lors des commémorations du 11-Novembre. - Ian LANGSDON / POOL / AFP

L'année qui s'ouvre sera notamment marquée par le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale, ainsi que par des anniversaires très politiques, comme ceux de la constitution de la Ve République et de Mai-68.

L'année 2018 ne sera pas seulement jalonnée par de gros dossiers pour l'exécutif. Elle sera aussi très chargée sur le plan de la mémoire, et marquée par une série d'anniversaires, dont certains particulièrement politiques pour lesquels Emmanuel Macron sera attendu au tournant. Le point d'orgue de ces célébrations sera international, puisqu'il s'agit du centenaire de la fin de la guerre de 14-18. Le cycle des commémorations a été ouvert en 2014 par François Hollande et Emmanuel Macron a déjà donné un aperçu de la manière dont il souhaite le clôturer.

Les chefs d'Etats invités à Paris le 11 novembre 2018

A l'occasion de son premier 11-Novembre en tant que président de la République, il a dit sa volonté de rassembler à Paris tous les chefs d'Etats des pays engagés dans ce conflit hors-normes.

"L'année 2018 nous rappellera que rien de grand ne se fait sans mains tendues. J'inviterai très prochainement les présidents des pays jadis en guerre à se retrouver à Paris le 11 novembre 2018", a déclaré Emmanuel Macron, insistant sur l'importance du "devoir de mémoire".

Il a aussi annoncé qu'il souhaitait au cours des jours qui précéderont se rendre dans les départements "meurtris par la guerre et aujourd'hui par la crise". L'occasion d'une "itinérance mémorielle et politique sur le champ de bataille", un an avant les prochaines élections européennes. 

Faire "moins mais mieux" que Hollande

Mais qui dit devoir de mémoire ne dit pas exhaustivité. Alors que François Hollande en 2014 participait chaque mois à des cérémonies, son successeur entend faire "moins mais mieux", expliquait l'Elysée à BFMTV en novembre. "On ne célèbre pas tout", précisent aussi les conseillers du président, cités par Le Parisien. "Hollande a visité tous les cailloux du champ de bataille, et qu'en a-t-on retenu?", interrogeait un de ses proches. "Le président n'est pas l'ancien combattant de toutes les guerres", a ajouté l'Elysée. Contactée par BFMTV.com, la présidence explique ce mardi que le travail autour des commémorations à venir est en "cours de réflexion". 

Célébrer mai 68, bonne ou mauvaise idée?

Sur le plan national, l'année 2018 sera aussi celle d'un triple anniversaire: l'adoption de la Déclaration universelle des Droits de l'homme en 1948, la constitution instituant la Ve République en 1958, et le mouvement de contestation sans précédent de mai 68 dix ans plus tard. Pour les 50 ans de cette date en particulier, l'Elysée envisageait en octobre une commémoration "sans dogme ni préjugé". La présidence reconnaissait "réfléchir" à des célébrations. Sylvain Fort, la plume du président, aurait notamment envisagé un tel scénario.

Quelques mois plus tard, la question reste en suspens. Le JDD affirmait en novembre que le chef de l'Etat avait abandonné l'idée, avant que l'Elysée ne temporise: "Il n'a jamais annoncé officiellement vouloir le commémorer, pas plus qu'il ne renonce à le faire", explique le palais au Huffington Post

Charlie Vandekerkhove