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Régionales: Pécresse veut dépister les lycéens contre le cannabis

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse - Florian David - AFP

L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy veut mettre en place des tests de dépistage salivaire de consommation de cannabis dans les lycées franciliens, révèle Le Parisien jeudi.

Alors que la campagne officielle des régionales n’a pas encore débuté en Ile-de-France Valérie Pécresse pour les Républicains et Claude Bartolone pour le PS rivalisent d’idées en tout genre pour la région. Dernière trouvaille en date, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy veut mettre en place des tests de dépistage salivaire de consommation de cannabis dans les lycées franciliens, révèle Le Parisien jeudi.

"La consommation de drogue a pour conséquence la démotivation, le décrochage et l’échec scolaire. Lutter contre l’usage de la drogue chez les mineurs c’est ma responsabilité de candidate", a expliqué Valérie Pécresse en marge de la présentation de son programme complet.

Dans le détail, les tests seraient menés par des associations indépendantes ou par la médecine scolaire. Surtout, ils seraient obligatoire (un refus veut dire positif, pour Valérie Pécresse) si le conseil d’administration du lycée a voté la mesure. En effet, en tant qu’organisme de tutelle, le conseil régional siège dans les 470 établissements d’Ile-de-France.

Des résultats envoyés aux parents, des statistiques au lycée

La suite de ce projet estimé à 2 millions d’euros? Des résultats envoyés aux parents des élèves pris par la patrouille quand les proviseurs des lycées recevraient des données statistiques relatives à leur établissement. Si les chiffres sont jugés inquiétants, la région s’engage alors à mettre en œuvre un plan de lutte contre les méfaits du cannabis et à développer des postes de référents addiction rémunérés. Car dans le fond, ce que veut Valérie Pécresse est simple: un "lycée sans drogue" alors que près de 1 lycéen sur deux fume ou a fumé, selon les dernières études sur la question.

Le Parisien rappelle aussi que cette proposition, qui devrait faire réagir, n’est pas non plus une révolution. En 2012, Jean-François Copé avait eu la même idée alors que des pays comme la Belgique, la Hongrie, l’Irlande, le Royaume-Uni ou encore la Finlande, mènent des opérations de ce type de manière non-systématique.

En février 2014, des tests permettant l'auto-dépistage du cannabis sont désormais en vente dans des bureaux de tabac, en phase d'essai chez 3.000 buralistes. Le test, vendu au prix maximal de 3,50 euros, permet aux fumeurs de savoir s'ils sont toujours sous l'influence de la THC...

S.A.