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Présidentielle: quelle sécurité dans les bureaux de vote ce dimanche?

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Illustration - AFP

Pour assurer la sécurité des millions de Français qui vont se déplacer aux urnes, dimanche, la sécurité a été renforcée.

Ce dimanche les bureaux de vote s'ouvrent pour le premier tour de la présidentielle. Après l'attentat sur les Champs-Elysées, l'élection apparaît plus que jamais comme un défi sécuritaire.

Au niveau national, se sont plus de 50.000 policiers et gendarmes qui sont mobilisés. A ces effectifs s'ajoute les 7.000 militaires de l'opération Sentinelle, expliquait le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. 

"Se tenir prêts"

A cela s'ajoute un numéro d'appel direct depuis les présidents des bureaux de vote aux forces de sécurité. 

"Je demande à chacun de vos services, notamment en zone rurale où les points de vote sont éloignés les uns des autres, de se tenir prêts", avait expliqué Matthias Fekl , début avril, lors d'un discours aux préfets

Mais pour ne pas entraver le processus électoral, "aucune force de sécurité armée ne peut apparaître dans et à proximité immédiate des bureaux de vote. C'est la règle démocratique.", soulignait le ministre en début de mois. 

A Paris et Nice, des agents de sécurité privée

A Paris, des patrouilles de la brigade mobile de la DPSP (Direction de la prévention et de la sécurité du public) seront organisées aux alentours des bureaux de vote pour un "effet rassurant et dissuasif". De plus, environ 350 bureaux de vote, sur les 898 que compte la capitale, vont disposer d'un ou plusieurs vigiles, employés par des sociétés privées de sécurité. 

Des maires d'arrondissement vont aussi assurer "le filtrage, le contrôle et une fouille des sacs" par une société privée. A l'instar de Brigitte Kuster, maire du 17e arrondissement ou de Delphine Bürkli, maire du 9e

Du côté de la ville de Nice, Christian Estrosi, président du Conseil régional de la région Paca avait annoncé, mercredi, un renforcement de la sécurité à proximité des bureaux de vote. 

"Afin d'assurer une sécurité la plus optimale possible, la ville de Nice va déployer des agents de sécurité privée, en renfort de la Police Municipale, sur l'ensemble de ses 252 bureaux de vote."

La cyber-sécurité

Autre source d'inquiétude, les réseaux informatiques. Là aussi des mesures ont été prises, assure le directeur de l'Agence national de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) Guillaume Poupard. L'objectif est d'éviter une cyber-attaque. 

"On a fait un travail de qualité, je pense, avec le ministère de l'Intérieur, de manière à résister aux cyberterroristes", se félicitait le directeur sur l'antenne de France Inter, jeudi. 

A ces mesures exceptionnelles vont venir s'ajouter les dispositifs déjà en vigueur du plan Vigipirate. A l'issue d'un Conseil de défense, vendredi autour de François Hollande, le Premier ministre, Bernard Cazeneuve a rappelé les enjeux de ce dimanche. Un "moment démocratique fondamental pour notre pays" que "rien ne doit entraver".

E. H.