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Présidentielle: les réseaux informatiques renforcés

Guillaume Poupard, le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), le 16 octobre 2015 à Paris

Guillaume Poupard, le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi), le 16 octobre 2015 à Paris - BERTRAND GUAY, AFP/Archives

Le directeur de l'Agence national de la sécurité des systèmes d'information (Anssi) Guillaume Poupard, a assuré que tout avait été mis en oeuvre pour que les réseaux du ministère de l'intérieur, ne soit pas affectés par une attaque informatique pendant l'élection présidentielle.

Le gouvernement a tout mis en œuvre pour que les réseaux du ministère de l'Intérieur soient "durcis" et ne soient pas affectés par une attaque informatique pendant l'élection présidentielle, a assuré jeudi Guillaume Poupard, le directeur de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (Anssi).

"Tous les réseaux informatiques qui vont par exemple collecter les résultats, qui vont les additionner, pour au final donner dimanche soir les premières tendances puis les résultats définitifs, ces réseaux ont été durcis, là où il le fallait. On a fait un travail de qualité, je pense, avec le ministère de l'Intérieur, de manière à résister aux cyberterroristes", a déclaré le responsable, interrogé sur France Inter, sans donner de détails.

"On empêche pas les attaques"

Il s'agit de "s'assurer que les (...) réseaux informatiques qui vont être impliqués dans l'élection seront bien opérationnels le jour de l'élection", a précisé Guillaume Poupard, tout en reconnaissant qu'"on n'empêche pas les attaques", en référence à celles qui ont visé la campagne de la présidentielle américaine à l'automne.

"Ce qu'il faut, c'est être capable de s'en protéger. Et donc on a tout fait pour se protéger. Le réseau, je ne parle pas du site internet, le site internet c'est la façade, le réseau propre du ministère de l'Intérieur, va être robuste pour être capable de travailler", a assuré Guillaume Poupard.

Rappelant que l'Anssi avait briefé les candidats face au risque cyber, Guillaume Poupard pense que les attaques dont a été victime Emmanuel Macron à la mi-février n'étaient "pas des attaques majeures".

"En général on ne sait pas qui attaque"

Selon Guillaume Poupard, son site internet avait été bloqué pendant quelques minutes après une "attaque en déni de service", quand le site avait été submergé de requêtes. "Cela n'a pas eu d'impact, à mon avis, sur la campagne électorale", a-t-il estimé.

Interrogé sur l'origine de ces attaques, le patron de l'Anssi a dit qu'il était toujours très difficile d'identifier les auteurs. "En général, on ne sait pas qui attaque", a-t-il souligné, notant que cela peut "venir d'absolument partout (..); les Russes, Les Américains, les Chinois, les groupes terroristes, parfois des ennemis de l'intérieur. Il ne faut pas se demander qui va m'attaquer, il faut se demander comment est-ce que je vais faire pour me protéger", a insisté Guillaume Poupard.

Le président François Hollande avait ordonné début mars la "mobilisation" de "tous les moyens nécessaires de l’État" face aux cybermenaces qui pèsent sur la présidentielle.

G.D. avec AFP