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Présidentielle: Nicolas Bay va-t-il trahir Marine Le Pen à son tour?

Le député européen (RN) Nicolas Bay, dont le nom circule parmi les personnes tentées de rejoindre Éric Zemmour, a refusé de clairement dire, sur notre antenne, s'il serait aux côtés de Marine Le Pen jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.

Marion Maréchal, Gilbert Collard, Jérôme Rivière, Damien Rieu... Depuis plusieurs jours, des personnalités proches du Rassemblement national (RN) et des élus du parti ont annoncé leur ralliement, ou laissé entendre ce dernier, à Éric Zemmour. D'autres défections sont-elles sur le point d'arriver?

Interrogé à ce sujet sur notre antenne, le député européen (RN) Nicolas Bay, dont le nom circule parmi les personnes tentées de rejoindre le polémiste, a refusé de clairement dire s'il serait aux côtés de Marine Le Pen jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.

"On ne va pas commenter les propos des uns et des autres, ni les sentiments que moi je peux avoir. Je suis aujourd'hui à Madrid aux côtés de notre candidate et de nos alliés européens pour travailler sur un projet qui dépasse largement ces petites considérations et péripéties politiciennes. Je comprends que les uns et les autres fassent des supputations mais je ne vais pas ajouter mon commentaire aux commentaires", s'est justifié l'élu depuis l'Espagne, où Marine Le Pen rencontre ses alliés européens.

Selon lui, sa position est "parfaitement claire": "Je suis à mon poste, j'assume les responsabilités et les fonctions qui sont les miennes, à la fois comme dirigeant du RN, comme parlementaire européen et vice-président de notre groupe."

"Se rassembler au second tour et sans doute au-delà"

Nicolas Bay n'a, par ailleurs, pas souhaité blâmer les personnalités politiques ayant rejoint Éric Zemmour, soulignant que cela arrivait "en période électorale", avant d'ajouter:

"On peut le regretter mais c'est ainsi. En tout cas, je n'attaquerai pas ceux qui étaient des camarades de combat hier, qui en sont toujours aujourd'hui. Finalement on défend les mêmes idées et les mêmes convictions. Je sais surtout que si ce n'est pas possible dès le premier tour, il faudra en revanche être capable de se rassembler à la fois au second tour et sans doute au-delà."

Il lui semble donc "opportun de ne rien faire aujourd'hui, de ne pas tenir des propos inutilement agressifs, inutilement blessants, inutilement polémiques", afin de ne pas fragiliser "ce futur rassemblement des patriotes des forces nationales".

Clément Boutin Journaliste BFMTV