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Présidentielle

Mélenchon ne veut pas échanger "des bouts de programme contre des sièges aux législatives"

Jean-Luc Mélenchon, le 18 avril 2016.

Jean-Luc Mélenchon, le 18 avril 2016. - Bertrand Langlois - AFP

Jean-Luc Mélenchon n'est pas prêt à une alliance avec Benoît Hamon. Le candidat à la présidentielle rejette un accord contre "des sièges aux législatives".

La pétition demandant une alliance entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Yannick Jadot ne semble pas avoir d'effet sur le candidat La France insoumise. Dans un entretien à La Provence à paraître dimanche, il a assuré qu'il "n'échangerai(t) pas des bouts de programmes contre des sièges aux législatives".

"Personne ne peut croire qu'il est possible de gouverner un pays avec une majorité composite de gens qui s'attendent les uns les autres au coin du bois", a répondu le candidat de la France insoumise à la présidentielle. 

Mélenchon prêt au rassemblement à une condition

Une pétition signée par 59.000 personnes réclame une alliance entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon (PS) et Yannick Jadot (EELV). Ce dernier avait souligné jeudi l'urgence de "dépasser les appareils" et "les ego" pour nouer d'ici à deux semaines un accord sur un projet commun avec Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, malgré d'importants obstacles.

Jean-Luc Mélenchon a seulement concédé: "Si j'arrive jusqu'au second tour, je proposerai aux socialistes et aux écologistes sincères, désireux de rompre avec le passé, de gouverner avec nous."

"Une déception en masse"

Il a assuré n'avoir eu aucun contact avec le candidat socialiste, ironisant sur l'agenda de Benoît Hamon: "Mais il a tant de choses à faire. Il a dû rendre visite à Bernard Cazeneuve, à François Hollande et s'arranger avec les courants du PS. Disons qu'il était très occupé. Je ne lui en veux pas."

"Croyez-vous une seule seconde que si Benoît Hamon et moi nous nous sautions au cou, des centaines de milliers de gens bondiraient d'enthousiasme et oublieraient tout", a-t-il ajouté.

"Au contraire, ce serait la déception en masse chez tous ceux qui ne sont pas prêts à amnistier le PS. On ne leur fera pas une deuxième fois le coup du discours du Bourget. Hamon doit le comprendre: les gens qui ont voté pour lui voulaient dégager Valls et sa politique. C'est à cela qu'il doit rester fidèle!"

M.L. avec AFP