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Ferrand l’assure, son affaire ne le "met pas au banc d'infâmie"

Le ministre s’est exprimé ce samedi au micro de BFMTV, deux jours après l’ouverture d’une enquête préliminaire à son encontre.

Le ministre-candidat aux législatives en Bretagne, Richard Ferrand, a affirmé samedi sur BFMTV, à l'occasion d'un déplacement sur l'île d'Ouessant, qu'aucun élément qui lui est reproché depuis plusieurs jours ne le mettait "au banc d'infâmie" et qu'il avait "confiance dans la justice".

"Je vous rappelle que ce qui me concerne ne me met pas au banc d'infâmie", a déclaré le ministre de la Cohésion des territoires, candidat aux législatives dans la sixième circonscription du Finistère. Il s'exprimait deux jours après l'ouverture par le parquet de Brest d'une enquête préliminaire dans l'affaire immobilière impliquant ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron.

"Il convient que je réponde à toutes les questions qui me seront posées, et je le fais, je n'arrête pas de le faire. J'ai confiance dans la justice de mon pays", a ajouté le ministre, qui a passé une partie de la journée sur l'île où, selon lui, il a reçu un accueil "très chaleureux". 

"J’ai confiance dans la justice"

La veille, alors qu'il tenait une réunion publique à Telgruc-sur-Mer, le ministre, interrogé pour savoir s'il craignait que l'ouverture de l'enquête ait une incidence sur le scrutin à venir, avait répondu par la négative: "La justice en France est souveraine et, moi, j'ai confiance dans la justice", avait-il déjà déclaré.

Richard Ferrand est confronté à une polémique et à des appels à la démission depuis des révélations le 24 mai du Canard enchaîné.

Selon l'hebdomadaire satirique, les Mutuelles de Bretagne, dont M. Ferrand était alors le directeur général, avaient souhaité en 2011 louer des locaux commerciaux à Brest pour ouvrir un centre de soins. L'entreprise avait choisi, entre trois propositions, celle d'une société immobilière appartenant à la compagne du ministre.

G. de V. avec AFP