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Juppé: "Je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture"

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Ce lundi, depuis Bordeaux, le candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre a donc confirmé qu'il ne serait pas candidat. En cause: le besoin de renouveau des Français, mais aussi sa condamnation en 2004.

Face à un parterre de journalistes, le maire de Bordeaux a pris la parole ce lundi à 10h30 précise. Là, le regard sur ses notes, il a annoncé d'une voix calme mais grave, qu'il renonçait à se présenter, et a dénoncé le climat actuel.

"Jamais sous la Ve République, l'élection présidentielle ne s'est présentée dans des conditions aussi confuses (...) Quant à nous, la droite et le centre, quel gâchis. (...) La semaine dernière, j’ai reçu de nombreux appels me demandant de prendre la relève. Ils m’ont fait hésiter, j’ai réfléchi. Aujourd’hui ce rassemblement est devenu plus difficile encore. Une partie du centre nous a quitté. Le noyau des militants LR s’est radicalisé. Je n’ai pas l’intention de m’engager dans des tractations partisane ni marchandage de postes.". 

En 2004, il a été condamné à 18 mois de prison avec sursis

Pour justifier cette décision, Alain Juppé explique que les "Français veulent un renouvellement. Je ne l'incarne pas". Puis, il est revenu sur sa condamnation par la justice.

"Les récentes péripéties ont encore accru l'exigence d'exemplarité des Français vis à vis des femmes et des hommes politiques. Ici encore, je ne peux répondre pleinement à cette exigence. Même si la justice qui m'a condamné, m'a exonéré de tout enrichissement personnel. Je ne veux pas livrer mon honneur et la paix de ma famille en pâture aux démolisseurs de réputations."

En 2004, il a été reconnu coupable d'avoir employé, pour son parti, sept permanents censés travailler à la ville de Paris.

La justice l'a condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, assortis d'une peine d'inéligibilité de cinq ans. 

Elodie Hervé