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Sarkozy et ses alliés prennent de l'avance à l'UMP

Nicolas Sarkozy a annoncé une victoire jamais vue devant les militants UMP, dimanche soir.

Nicolas Sarkozy a annoncé une victoire jamais vue devant les militants UMP, dimanche soir. - Eric Feferberg - AFP

Avec 37,6% des voix au deuxième tour des départementales, l’alliance UMP-UDI fait nettement mieux qu’aux élections municipales. Nicolas Sarkozy veut y voir une "renaissance de l’espoir" et un signe d’unité de son parti. Mais certains ténors de l’UMP restent plus prudents.

Acclamé par les militants UMP, Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche soir une victoire "jamais vue" pour son parti. "L’espoir renaît en France!", s’est-il exclamé quelques instants après l’annonce des résultats du deuxième tour des élections départementales. Avec 37,59% des voix au deuxième tour, l’alliance UMP-UDI fait mieux qu’aux municipales (28,3%), lorsque le parti était dirigé par Jean-François Copé. L’occasion pour l’ancien président de la République de prendre une longueur d’avance en vue des présidentielles de 2017: "l’alternance est en marche, rien ne l’arrêtera", concluait-il.

Message reçu et repris par ses lieutenants ultra-présents dans les médias dimanche et lundi. Laurent Wauquiez, secrétaire général du parti, évoque une "victoire historique" pour son parti sur BFMTV et RMC. 

Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, insiste sur "la construction de l’alternance", qui se fait autour de l’UMP et de l’UDI, sur le plateau de France 2. Face à une gauche divisée, Nicolas Sarkozy se targue donc d’avoir atteint l’"unité, [s]a priorité depuis des mois", alors que sa stratégie avait été souvent critiquée. 

Bruno Le Maire et Alain Juppé gardent leurs distances

Pourtant, au sein même de son parti, ses futurs adversaires à la primaire ne suivent pas exactement la ligne. Dans l’heure qui a suivie l’annonce des résultats, certains ont pris la parole… Sans vraiment coller au message officiel.

Bruno Le Maire, ancien candidat à la présidence de l’UMP, était nettement plus sobre que les sarkozystes, et a estimé que les résultats "nous appellent, là encore, à ne pas faire preuve de triomphalisme mais à nous remettre tout de suite au travail". Alain Juppé, quant à lui, se félicite d’une victoire de l’alliance "UMP-UDI-Modem", là où Nicolas Sarkozy préfère parler de "la droite et du centre". Un signe de soutien à François Bayrou, qui avait soutenu François Hollande en 2012, ce que Nicolas Sarkozy ne lui aurait toujours pas pardonné.