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Dîners fastueux: François de Rugy accueilli par un homard géant dans les Deux-Sèvres

En marge du déplacement, une cinquantaine de militants écologistes, communistes et "solidaires" demandaient la démission du ministre.

En visite ce jeudi dans une ferme d'élevage bovin à Saint-Symphorien dans les Deux-Sèvres, le Ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy a écourté son déplacement pour retourner à Paris, a-t-on appris auprès de la préfecture. Deux visites de sites prévues dans l'après-midi ont de fait été annulées. 

De son côté, son entourage souligne que le ministre n'a pas écourté sa visite pour démissionner. François de Rugy reste à son poste, après avoir été reçu 30 minutes par le Premier ministre à Matignon, un rendez-vous improvisé qui explique son départ précipité à la mi-journée. 

"Corriger" des "erreurs d'appréciation"

Dans la matinée, il avait de nouveau été interrogé par la presse sur les révélations de Mediapart qui l'accusaient mercredi, alors qu'il était président de l'Assemblée nationale, d'avoir au frais du contribuable, organisé de fastes dîners. Plus tôt, il avait via un post Facebook également abordé le sujet des travaux de rénovation réalisés fin 2018 au sein de l'Hôtel de Roquelaure.

De plus, sa directrice de cabinet a également été épinglée, accusée d'avoir conservé, durant près de dix ans, une HLM inhabitée. Elle a été démise de ses fonctions dans la matinée ce jeudi.

"Je suis très attentif à ce que toutes les explications soient données. S'il y a eu des erreurs d'appréciation de ma part, je serai prêt à les corriger", a expliqué le ministre au micro de BFMTV.

"François démission!"

François de Rugy s'est dit prêt à avoir affaire à la déontologue de l'Assemblée nationale si des vérifications sont nécessaires. "Je suis prêt à m'y livrer", a-t-il de nouveau assuré. En conclusion, l'ancien député de Loire-Atlantique a souligné que depuis 2001, il a "toujours rendu des comptes aux Français." 

Plus tard, une cinquantaine de militants écologistes, communistes et "solidaires" se sont rassemblés devant la préfecture de Niort, où déjeunait le ministre, en brandissant un grand homard en plastique et aux cris de "François démission!", ou encore "ils étaient bio les homards? Nous aussi on en veut!". On pouvait également lire sur une pancarte de militants écologistes: "François ta planète tu la préfères bleue, saignante ou bien cuite?"

Hugo Septier