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Dans les coulisses de l'allocution d'Emmanuel Macron

Lundi, à 20h, depuis le palais de l'Elysée, Emmanuel Macron s'adressera à la Nation. De l'état d'esprit du chef de l'Etat aux mesures censées apaiser la colère des Français et le sortir de la crise, notre service politique s'est penchée sur ce moment pivot du quinquennat.

Ce lundi, à 20h, après de longs jours de silence tandis que les gilets jaunes criaient leur colère dans les rues et sur les ronds-points, Emmanuel Macron prendra la parole pour s'adresser aux Français. Autant dire, qu'au bout de 18 mois d'exercice du pouvoir, il joue déjà son va-tout. Pourtant, contacté dimanche par les journalistes de notre service politique, son entourage veut dissiper l'idée d'une sinistrose élyséenne. "Il est pugnace pour essayer de s’en sortir. Il n’est pas désemparé", juge l'un de ses amis, après l'avoir eu au téléphone au lendemain de la quatrième journée de mobilisation nationale des gilets jaunes. "On recoud le lien, la confiance", appuie un familier du "Château". 

Un ministre, par ailleurs macroniste historique, douche cet optimisme: "Il doit faire un mea culpa comme jamais". "Il n'éteindra pas le feu avec cinq mesures", pose-t-il encore. Le ministre livre encore cette analyse: "Il va devoir trouver un équilibre subtil entre des mesures d’urgence et la nécessité du débat". 

"Moins l'image sera pompeuse, mieux ce sera"

Comment, alors, ramener le calme dans le pays? Quelles mesures proposer pour améliorer le quotidien des Français et leur donner envie d'accorder à l'exécutif une confiance suffisante pour que le mouvement des gilets jaunes s'éteigne? Emmanuel Macron devrait principalement explorer trois mesures auprès des syndicats, dont il recevra les représentants dans la matinée: l'accélération de la suppression de la taxe d’habitation, la défiscalisation des heures supplémentaires (et non la seule exonération des charges) et enfin le lancement d'une prime de pouvoir d'achat. 

Il y a ce que l'on dit et la manière de le dire, a fortiori dans le cas d'Emmanuel Macron dont l'expression a souvent été perçue comme méprisante à l'égard des classes populaires, et dont la communication a parfois souffert d'un excès de hauteur. "Moins l’image sera pompeuse, mieux ce sera", affirme d'ailleurs un partisan de la première heure. "Il faut qu’il soit compris d’un gilet jaune comme d’un patron du CAC 40", détaille un conseiller du chef de l'Etat. 

Le temps n'est plus à l'abstraction de "la pensée complexe".

Robin Verner et le service politique de BFMTV