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"Dans 30 ans je serai Président": l'ambition assumée d'Emmanuel Macron

Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron. - Eric Feferberg - AFP

A 39 ans, Emmanuel Macron devient le huitième président de la Ve République. Retour sur une ascension fulgurante jusqu'au sommet de l'Etat.

Il devient le plus jeune président de la République française et le plus jeune dirigeant d'une puissance démocratique. A 39 ans, Emmanuel Macron va investir dimanche prochain l'Elysée, jour de passation du pouvoir. Un parcours fulgurant, une accession éclair qui l'a propulsé de sa Picardie natale aux ors de la République.

C'est à Amiens qu'Emmanuel Macron passe ses années collège et lycée. De la sixième à la première, le jeune homme apparaît alors comme un élève brillant. Scolarisé chez les Jésuites, il lit beaucoup et suit des cours de théâtre. A cette occasion, il va déjà démontrer son goût pour la lumière. "Ça lui semblait naturel d’être au centre de l’attention", raconte Renaud Dartevelle.

"Dans une pièce de théâtre, les seuls rôles envisagés, c’étaient les rôles principaux", poursuit l'ancien camarade de classe d'Emmanuel Macron.

"Goût pour la politique"

La suite de sa scolarité est à l'image de ces premières années, à l'exception du concours de l'Ecole normale supérieure. Emmanuel Macron le prépare dans le prestigieux établissement parisien Henri IV, mais le rate à deux reprises. Il intègre alors Sciences Po puis l'ENA, dont il sort diplômé en 2004. Il croise alors la route de Gaspard Gantzer, l'actuel chef de la communication de l'Elysée.

"On sentait déjà en lui beaucoup d’ambition et un goût pour la politique", rapporte le diplômé de la promotion Léopold Sédar Senghor. "Il n’a jamais parlé de la présidence de la République, en revanche il disait qu’il voulait faire de la politique, être élu, candidat à des élections."

A sa sortie de l'ENA, Emmanuel Macron intègre l'Inspection générale des finances (IGF). Il côtoie Jean-Pierre Jouyet, alors secrétaire général de l'Elysée. Il croise également Alain Minc, ancien inspecteur des finances. "Ce qui m’a frappé dans cette visite, je lui ai demandé ‘qu’est-ce que vous serez dans 30 ans?’. Il m’a répondu, ‘je serai président de la République’", se rappelle-t-il.

Avant de se réjouir du destin présidentiel d'Emmanuel Macron: "La réponse était fausse car dans 30 ans il sera ancien président de la République."

J.C. avec Pauline Ravenez