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Covid-19: Castaner affirme que le sanitaire est "la priorité nationale" et qu'il doit "guider nos pas"

Christophe Castaner, invité de BFM Politique ce dimanche, a défendu l'action du gouvernement dans la lutte contre l'épidémie de Covid-19, tout en assurant que "le sanitaire est la priorité nationale".

Alors que le monde médical réclame des mesures plus fortes pour faire face à l'envolée des contaminations et des hospitalisations, Christophe Castaner, invité ce dimanche de BFM Politique, a assuré que le sanitaire est "la priorité nationale" en France.

"Le sanitaire est la priorité nationale, internationale, depuis des années. Il doit continuer à guider nos pas. Il faut prendre en compte, en fonction de nos capacités d'accueil, les décisions pour aller vers des mesures plus restrictives. Il faut freiner le virus mais il ne faut pas enfermer les gens. D'un point de vue sanitaire c'est peut-être le plus efficace mais, aujourd'hui, d'un point de vue économique, humain et psychologique, les Français nous demandent de trouver un point d'équilibre", a assuré le président du goupe LaREM à l'Assemblée nationale.

Selon lui, Emmanuel Macron, Jean Castex et le gouvernement "sont dans un dialogue constant avec les scientifiques et les professionnels des hôpitaux".

"Il faut donner la priorité à l'accompagnement de nos professionnels du soin, ceux qui depuis un an sont sur le front et se battent. Il faut les entendre, les écouter, dialoguer avec eux et c'est ce que fait le président de la République en permanence", a-t-il encore assuré.

Tout comme Olivier Véran et Jean-Michel Blanquer, Christophe Castaner a soutenu que la fermeture des établissements scolaires "doit être l'ultime décision car la priorité est de maintenir les enfants à l'école pour ne pas contribuer à l'isolement des plus jeunes". "Mais le gouvernement ne l'exclu pas", a-t-il ajouté.

"Il est plus facile de dire 'on ferme tout'. C'est difficile à mettre en oeuvre mais on l'a fait l'année dernière. J'étais ministre de l'Intérieur, je sais aussi l'efficacité du dispositif. Mais en même temps c'est demander aux enfants d'accepter que pendant 30 semaines il n'y a plus d'école, qu'il n'y a plus d'apprentissage", a-t-il expliqué.

Le député a, de fait, mis en avant le nouveau protocole sanitaire présenté par l'exécutif vendredi, à savoir que, désormais, une classe fermera dès la détection d'un cas de Covid-19.

Macron a "eu raison" de ne pas reconfiner

L'ancien ministre de l'Intérieur a, par ailleurs, défendu la position de l'exécutif sur sa volonté de ne pas reconfiner le pays fin janvier.

"Le pôle sanitaire plaidait pour confiner immédiatement, dès la fin du mois de janvier. Le Président de la République et le Premier ministre ont souhaité ne pas confiner, je pense qu'ils ont eu raison", a-t-il estimé.

Jeudi soir, lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil européen, Emmanuel Macron avait affirmé avoir "eu raison" de ne pas reconfiner la France fin janvier, affirmant qu'"il n'y a pas eu l'explosion prévue par tous les modèles". Il avait ajouté n'avoir "aucun mea culpa à faire, ni aucun remord, ni aucun constat d'échec".

Deux mois plus tard, plusieurs voix s'élèvent désormais pour attester de la violence de la troisième vague qui déferle sur la France. Une quarantaine de directeurs médicaux de l'AP-HP ont ainsi estimé, dans une tribune publiée ce jour dans le Journal du Dimanche, que les capacités de prise en charge pour les patients Covid seront dépassées d'ici une quinzaine de jours.

Clément Boutin Journaliste BFMTV