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"Ce sont des amateurs": Martine Aubry s'en prend à Emmanuel Macron et aux députés LaREM

Martine Aubry à la mairie de Lille, le 3 août 2018

Martine Aubry à la mairie de Lille, le 3 août 2018 - Philippe HUGUEN / AFP

Martine Aubry a vivement critiqué la politique d'Emmanuel Macron ce mercredi. Elle lui reproche de mener une action qui profite aux plus riches au détriment des personnes en difficulté.

Martine Aubry ne mâche pas ses mots contre Emmanuel Macron. Invitée de RTL Midi ce mercredi, la maire de Lille, actuellement candidate à sa réélection pour un quatrième mandat, a critiqué l'action du chef de l'Etat, "un homme qui sert aujourd'hui ceux qui ont beaucoup d'argent". 

"La France est perdue, divisée, angoissée. Emmanuel Macron en est le responsable", a estimé l'ancienne cheffe du Parti socialiste. Et d'ajouter: "selon un rapport de l’OFCE, les 5% des Français les plus riches ont gagné 2900 euros par an tandis que les 5% les plus pauvres ont perdu 240 euros par an". 

"L'inhumanité est en marche"

La maire de Lille n'a par ailleurs pas manqué de reprendre la sortie du président mardi soir devant les députés LaREM. "Si les professionnels, ce sont ceux qu'on a virés (sic) il y a deux ans et demi, et que les amateurs c'est vous, alors soyez fiers d'être amateurs!", avait-il lancé aux élus réunis à l'Elysée.

"Ce sont des amateurs", a répliqué Martine Aubry, pour qui l'adjectif est très loin d'être un compliment. Emmanuel Macron "parle d’humanité à ses députés, à qui on demande de voter comme un seul homme car ils n’ont pas compris que quand on perd un enfant on a besoin d’un congé. Aujourd'hui l’inhumanité est en marche dans toutes les politiques qu’il met en place", selon la maire de Lille. 

Un autre réforme des retraites

L'ancienne ministre du Travail s'en est également pris à la réforme des retraites menées par le gouvernement. Si elle partage le constat d'une nécessaire réforme, elle "demande un autre texte". "Il manque 7 milliards d'euros par an à partir de 2025", rappelle l'élue, qui met en parallèle les "5 milliards d'euros" de la suppression de l'ISF. 

"On continue à donner à ceux qui vont bien et à faire en sorte que ceux qui vont les plus mal, les précaires et les retraités, soient ceux qui sont les plus mal servis", tacle la maire. 

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Benjamin Rieth