BFMTV

"Bienvenue place Beauvau": à son tour, Pécresse se dit  "victime d'une tentative de déstabilisation politique"

Valérie Pécresse

Valérie Pécresse - AFP

Après la lecture de "Bienvenue Place Beauvau", Valérie Pécresse estime avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation politique". François Fillon avait jeudi cité ce livre pour évoquer un cabinet noir au sommet de l'Etat.

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a estimé samedi, à la lecture du livre "Bienvenue Place Beauvau", avoir été "victime d'une tentative de déstabilisation politique" après l'interpellation de son fils en septembre 2016 pour consommation de cannabis et entend porter plainte.

Sur sa page Facebook, dans un message intitulé "La nausée", Valérie Pécresse dit avoir demandé à son avocat Thibault de Montbrial "de saisir la justice et de porter plainte notamment pour atteinte à la vie privée, violation du secret de l'enquête et violation du secret professionnel".

Une information remontée au sommet

Le 22 septembre, son fils avait été interpellé dans le XVe arrondissement de Paris avec quatre grammes de cannabis sur lui. Les auteurs du livre "Bienvenue Place Beauvau", Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé, affirment que cette information est très vite remontée au sommet de la hiérarchie policière et qu'un des collaborateurs du président de l'Assemblée Claude Bartolone (PS), battu par Valérie Pécresse aux régionales de décembre 2015, en avait aussitôt informé "ses contacts journalistes".

"Le renseignement aura mis moins d'une heure à être exploité politiquement", écrivent-ils, alors que Valérie Pécresse avait fait de la lutte contre la consommation de cannabis un de ses thèmes de campagne.

"Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes"

Sur sa page Facebook, La présidente de la région Ile-de-France se dit "frappée de stupeur" à la lecture de ce livre "d'apprendre que j'aurais été victime d'une tentative de déstabilisation politique savamment orchestrée avec la complicité d'un directeur de la préfecture de police, proche de M. Valls, Premier ministre à l'époque, et d'un conseiller de M. Bartolone, président de l'Assemblée nationale".

"MM. Hollande, Valls, Bartolone et Cazeneuve doivent rendre des comptes sur les faits relatés dans ce livre qui, s'ils sont avérés, déshonorent la politique et abîment la démocratie", ajoute-t-elle.

M.P avec AFP