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"Bienvenue au club": Alexandre Benalla ironise sur l'enquête visant Ségolène Royal

Alexandre Benalla

Alexandre Benalla - Geoffroy VAN DER HASSELT, AFP/Archives

Le parquet national financier a ouvert ce mercredi une enquête visant Ségolène Royal et ses activités en tant qu'ambassadrice des pôles. Une mesure qui n'a pas manqué de faire réagir l'ancien conseiller de l'Elysée.

"Bienvenue au club!" A l'annonce de l'enquête ouverte par le parquet national financier sur Ségolène Royal, l'ancien chargé de mission de l'Elysée Alexandre Benalla - démis de ses fonctions après les violences sur la place de la Contrescarpe le 1er mai 2018 - s'est empressé de réagir et d'ironiser sur la situation dans un tweet lapidaire.

La justice s'intéresse aux activités de Ségolène Royal en tant qu'ambassadrice des pôles - critiquées depuis de nombreuses semaines - et sur la manière dont les fonds qui lui ont été versés par le Quai d'Orsay et le ministère de la Transition écologique ont été utilisés.

Une enveloppe de 100.000 euros lui a été attribuée et trois collaborateurs ont été mis à sa disposition afin de mener à bien ses missions. Or, en novembre dernier, l'hebdomadaire Le Point et France Info ont publié des enquêtes pointant le comportement de Ségolène Royal, l'accusant de se servir de sa fonction et de ses collaborateurs pour promouvoir des activités personnelles.

Salve de tweets critiques envers l'exécutif

Depuis hier, la situation s'envenime pour l'ex-ministre socialiste qui a annoncé que l'exécutif envisageait de "mettre fin" à ses fonctions d'ambassadrice des pôles après qu'elle a vivement critiqué l'action du gouvernement. La candidate socialiste à la présidentielle de 2007 a publié en décembre une salve de tweets critiquant le pouvoir sur les pesticides, la gestion de l'hôpital, ainsi que la proximité d'Emmanuel Macron avec "le monde du business mondialisé".

Elle a également dénoncé "l'égo machiste" de l'exécutif, estimant qu'il était "plus que temps" qu'il saisisse la main tendue de Laurent Berger, le patron de la CFDT, pour sortir du conflit sur la réforme des retraites. Alexandre Benalla s'est saisi de ces propos pour ironiser dans un second tweet: "On attend impatiemment la réaction de Ségolène Royal sur la misogynie des magistrats."

Ambre Lepoivre