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Assistants parlementaires: Marine Le Pen doit rembourser 300.000 euros, une situation qu'elle juge "ubuesque"

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Photo d'illustration. - AFP

Marine Le Pen contestait une nouvelle fois le remboursement d'environ 300.000 euros au Parlement européen dans l'affaire de l'emploi douteux d'une de ses assistantes. Son pourvoi a été rejeté par le justice européenne.

La justice européenne a rejeté un pourvoi de la dirigeante du Rassemblement national, Marine Le Pen, qui contestait une nouvelle fois le remboursement de près de 300.000 euros au Parlement européen pour l'emploi douteux d'une assistante, elle-même actuellement candidate éligible aux élections européennes.

Dans un jugement daté de mardi et vu jeudi par l'AFP, la Cour de justice de l'UE rejette le pourvoi de Marine Le Pen contre une décision de juin 2018, ultime étape de cette procédure au niveau européen.

"Boule puante. Personne n'est dupe", a répondu par SMS Marine Le Pen, alors qu'elle était interrogée sur cette décision.

Marine Le Pen "pas en mesure" de démontrer le travail effectif de son assistante

La présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) avait annoncé ce pourvoi après la décision du Tribunal de l'UE du 19 juin 2018 confirmant le remboursement des 300.000 euros dans une affaire faisant par ailleurs l'objet d'une procédure judiciaire en France. Elle en demandait l'annulation.

Le Tribunal avait alors jugé que Marine Le Pen n'avait "pas été en mesure de démontrer que son assistante assurait des tâches effectives pour elle", un an et demi après la décision du Parlement européen de procéder à ce recouvrement.

Le remboursement porte sur l'emploi de Catherine Griset en tant qu'assistante parlementaire de fin 2010 à début 2016. Chef de cabinet de Marine Le Pen depuis 2015, elle est actuellement numéro 10 de la liste du RN pour les élections européennes.

Marine Le Pen dénonce une "situation ubuesque"

Marine Le Pen a réagi sur son compte Twitter à la suite de cette décision prise par la justice européenne.

La présidente du RN parle d'une "situation ubuesque", assurant avoir "produit toutes les preuves du travail" de son assistante et que "justice européenne refuse de les examiner". Face à cette "violation" de ses droits qu'elle qualifie de "flagrante" elle a annoncé avoir saisi la Cour européenne des droits de l'homme.

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Marine Le Pen

Aude Solente avec AFP