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Affrontements à Dijon: Marine Le Pen se rend sur place

Marine Le Pen.

Marine Le Pen. - AFP

La présidente du Rassemblement national se rend ce mardi à Dijon alors que la ville connait de nombreuses violences ces derniers jours.

Marine Le Pen se rend ce mardi après-midi à Dijon alors que la ville est le théâtre depuis plusieurs jours de violents affrontements entre des habitants du quartier des Grésilles et des membres de la communauté tchétchène. La présidente du Rassemblement national prendra la parole à 17 heures, annonce le parti dans un communiqué.

Sur son compte Twitter, Marine Le Pen a publié de nombreux messages consacrés à Dijon ces dernières heures et relayé des images filmées des tensions dans la ville. "Notre pays sombre dans le chaos", a-t-elle notamment écrit, interpellant le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner. "Des bandes se livrent une guerre ethnique, arme automatique à la main."

De violents affrontements depuis vendredi

Le week-end dernier a été marqué par de violents affrontements à la suite du passage à tabac d'un adolescent de 16 ans, membre de la communauté tchétchène. Cet événement a entraîné des représailles de cette communauté.

Dernier épisode en date lundi soir avec des violences urbaines commises, selon le maire de la vile, par des jeunes du quartier masqués et armés qui ont incendié du mobilier urbain et des voitures pour, disent-ils, défendre leur territoire et intimider les Tchétchènes. Le préfet de Côte-d'Or a cependant précisé que les autorités n'ont identifié ce soir-là "aucune présence extérieure": "Ce sont des personnes originaires de Dijon", a-t-il affirmé.

Des renforts policiers déployés

Des renforts policiers ont été déployés ce lundi soir dans la ville avec une centaine de gendarmes mobiles et CRS, des effectifs des BAC et l'unité du Raid. Le calme est revenu dans la soirée de lundi.

Ce mardi, le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Intérieur est sur place. Laurent Nuñez est venu, dit-il, "bien comprendre la situation" mais aussi saluer le "professionnalisme exceptionnel" des forces de l'ordre qui ont dû faire face, à Dijon, aux manifestations des gilets jaunes puis au confinement.

Cette séquence intervient alors que les policiers ont exprimé leur colère face aux mesures annoncées par leur ministre, Christophe Castaner, la semaine dernière. Marine Le Pen avait réagi au lendemain de l'annonce d'abandonner, notamment, la clé d'étranglement comme méthode d'interpellation,- mesure sur laquelle il est revenu depuis - et avait dénoncé "l'abandon récurrent des forces de l'ordre", "aujourd'hui lâchées par leur hiérarchie politique".

Justine Chevalier