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Affaire Penelope Fillon: les vieux tweets de Rachida Dati qui sèment le trouble

Rachida Dati et François Fillon à l'Assemblée le 11 juin 2008.

Rachida Dati et François Fillon à l'Assemblée le 11 juin 2008. - THOMAS COEX / AFP

Alors que la polémique sur les soupçons d'emploi fictif de Penelope Fillon bat son plein, des tweets de Rachida Dati datant de 2014 suscitent interrogations et suppositions. La maire du 7e arrondissement de Paris accusait François Fillon de ne pas être "transparent".

"L'habit ne fait pas le moine", écrivait Rachida Dati à propos de François Fillon en 2014. Les rapports entre la députée européenne et le candidat à la présidentielle ne sont pas au beau fixe, depuis que ce dernier a préféré confier l'investiture de la 2e circonscription de Paris à Nathalie Kosciusko-Morizet pour les législatives.

Il y a trois ans, leur relation n'était pas meilleure, comme le rappelle une série de messages postés sur Twitter par Rachida Dati. Mais dans le contexte actuel, en plus de renseigner sur les tensions au sein des Républicains, ces tweets prennent une résonance particulière. 

"L’habit ne fait pas le moine. Que @francoisfillon soit transparent sur ses frais, ses collaborateurs et Force Républicaine!", écrit d'abord Rachida Dati.

"Que François Fillon soit transparent"

Elle laisse donc supposer, bien avant les actuels soupçons d'emploi fictif pesant sur lui et sa femme, que François Fillon avait des choses à cacher sur ses collaborateurs, ses dépenses et son club, qui lui a servi à préparer la campagne pour 2017, et dont le site internet renvoie aujourd'hui vers celui de sa candidature.

"Je demande une transparence sur le financement de leur think tank, leur club, ou micro-parti!", poursuit-elle, mentionnant aussi Alain Juppé, le maire de Bordeaux. Avant de conclure que "la théorie de la 'bonne apparence' dont se sert allègrement @francoisfillon n’autorise pas tout, y compris des méthodes de voyous".

En 2014, déjà, cette série de tweets faisait suite à des révélations du Canard Enchaîné. D'après le journal, l'UMP lui aurait remboursé à différentes dates 10.000 euros de factures de téléphone, 9.000 euros de billets de train, et 4.000 euros de billets d'avion. Une de ses collaboratrices aurait par ailleurs été payée 7.000 euros. Soit un peu moins que le salaire maximal qu'a touché Penelope Fillon comme assistante parlementaire.

Après avoir démenti ces informations, Rachida Dati s'en était prise au trio à la tête du parti par intérim: Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et François Fillon. Au-delà de la question de leur véracité, ces tweets ont au moins le mérite de montrer une chose: en trois ans, la vie politique n'a guère changé. 

Charlie Vandekerkhove