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Accords du Touquet: Xavier Bertrand appelle à engager "un bras de fer" avec les Britanniques

Xavier Bertrand sur BFMTV ce jeudi.

Xavier Bertrand sur BFMTV ce jeudi. - BFMTV

Le président des Hauts-de-France déplore le fait que les Anglais "ne jouent pas le jeu" sur la question de la crise migratoire.

Xavier Bertrand n'est pas satisfait de l'accord signé par Emmanuel Macron et Theresa May sur l'immigration. "Il n'y a rien de nouveau", déclare le président des Hauts-de-France sur BFMTV. "Ce chèque de 50 millions, cela ne changera rien" à la crise migratoire dans la région de Calais, bien au contraire: "ce sont des accords en or" pour Londres, selon lui.

"Où sont les forces britanniques supplémentaires? Où est la surveillance en mer?", ajoute-t-il. "Les Anglais ne jouent pas le jeu." Il appelle donc à engager "un véritable bras de fer" avec eux. "On peut donc leur dire: si ça ne vous pas pas, vous reprenez votre frontière". 

En juin 2016, après la victoire du Brexit, Xavier Bertrand avait réclamé la renégociation des accords du Touquet, qui statuent sur la frontière entre la France et l'Angleterre. Il réclame depuis que la frontière soit déplacée de Calais à Douvres: "c'est la seule façon d'obliger les Anglais à s'occuper du problème des migrants", disait-il en juin 2016.

Castaner refuse que la France "se comporte en matamor"

De son côté, Christophe Castaner, délégué général de La République en marche, rappelle à Xavier Bertrand qu'il était "lui-même aux responsabilités" lorsque l'accord a été signé. En réalité, Xavier Bertrand était député et pas encore ministre en 2003, lors de la signature du Traité.

Mais "il a fallu attendre de nombreuses années pour qu'on ouvre les discussions", ajoute Christophe Castaner. Il plaide pour que dans les négociations, la France "ne se comporte pas en matamor" avec les Britanniques, "mais en partenaire qui ouvre des discussions. C'est ce que le président de la République a fait avec Theresa May aujourd'hui pour éviter que Calais soit une porte fermée, une souffrance pour les migrants et les habitants".

A. K.