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A Strasbourg, Emmanuel Macron en chef d'orchestre d'un meeting citoyen et connecté

Emmanuel Macron s'est exprimé pendant près d'une heure mardi soir à Strasbourg. Il a succédé sur scène à une dizaine d'intervenants, des "marcheurs" au profil très divers, dont les interventions réglées comme du papier à musique ont été largement relayées sur les réseaux sociaux.

En meeting à Strasbourg, Emmanuel Macron a livré des propositions, à défaut d'un programme en tant que tel, mais il a surtout donné la part belle à son mouvement En Marche, incarnation de son idéal de démocratie participative.

Avant d'arriver sur scène, l'ancien ministre de l'Economie a laissé s'exprimer une dizaine d'intervenants, sélectionnés parmi ses "marcheurs". Car qui mieux qu'eux pouvait introduire le "diagnostic", tiré de sa "Grande Marche", des 300.000 "portes frappées", des "100.000 conversations" et de "25.000 questionnaires" remplis au cours des trois mois d'échanges de ses soutiens, qui ont arpenté la France pendant l'été?

Des marcheurs au profil très divers

Sur l'estrade, les spectateurs venus assister au meeting ont donc vu défiler Bruno Studer, un professeur de 38 ans, Laetitia Avia, 30 ans, avocate, Mehdi Guillo, étudiant de 22 ans, ou encore Sarah Mouton, 38 ans, entrepreneuse.

Ces marcheurs au profil très diversifié ont introduit les thèmes repris ensuite par leur marcheur en chef, autour d'un même slogan: La France qui subit. Un slogan dont le hashtag équivalent sur Twitter apparaissait en cours de soirée parmi les plus utilisés. 

Chacun est venu présenter une thématique: la vie ensemble, la vie quotidienne, etc. Et chaque intervention, assurée et décontractée ou au contraire hésitante, était accompagnée de plusieurs publications sur les pages Facebook et Twitter de En Marche. 

Préparées en amont, ces publications contenaient des citations extraites des interventions des marcheurs, et illustraient des points précis évoqués ensuite par Emmanuel Macron. Sur Twitter, de nombreuses infographies ont aussi été partagées.

Une première partie qui n'a pas fait l'unanimité

A en croire certains commentateurs, notamment parmi ceux qui visionnaient le live retransmis sur Facebook, la première partie du meeting, si elle illustrait bien l'idée de démocratie participative, n'en était pas moins ennuyeuse. Certains intervenants, moins aguerris que d'autres, n'ont pas réussi à faire oublier qu'ils lisaient un texte. 

Et malgré une utilisation soignée et régulière des réseaux sociaux, le grand oral d'Emmanuel Macron a subi quelque problèmes techniques. Pendant la première heure du débat, il était ainsi impossible de visionner sur le site de En Marche le live de l'événement. Le succès de l'événement avait-il été sous-estimé? Le live a en tout cas pu reprendre à partir de 20h. 

"Macron, président!"

Une heure plus tard, Emmanuel Macron est enfin monté sur scène. Les applaudissements, d'abord timides, se sont intensifiés progressivement. Des "Macron, président" ont même retenti dans la seconde partie du discours du futur candidat, qui aura duré une heure. D'abord suivi par moins de 2.000 personnes sur Facebook, le live a ensuite rassemblé jusqu'à 2.900 personnes à partir de l'arrivée sur scène du principal orateur.

Quand Emmanuel Macron a fait ses adieux au public, ses partisans, ces "démultiplicateurs" du "partage démocratique" qu'il a appelé de ses voeux, l'ont rejoint sur scène. Les micros encore allumés ont capté quelques éloges, en particulier un "magnifique!".

Charlie Vandekerkhove