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Violences du 1er mai: pourquoi les actions des black blocs sont-elles difficiles à prévenir?

David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), a expliqué sur notre antenne pourquoi la présence et les agissements des black blocs étaient difficiles à anticiper.

Les black blocs, auteurs présumés de violences lors de la manifestation du 1er mai, constituent une menace difficile à prévenir et à maîtriser selon David Le Bars, secrétaire général du Syndicat des commissaires de la Police nationale.

Sur notre antenne ce mercredi soir, le commissaire est revenu sur leur présence en grand nombre (on les estime à 1200) et sur les violences survenues mardi, notamment le saccage d'un McDonald's et d'une concession Renault. Des agissements qui ont mené à 102 gardes à vue. Alors que 43 ont été prolongées, il a expliqué pourquoi les black blocs étaient difficiles à anticiper:

"Ils ont des points de rencontre ou de domicile qui sont des points difficiles à identifier, puisque la plupart d’entre eux sont hébergés, sont logés, vivent dans des squats", affirme-t-il. "Donc c’est très difficile de savoir d’où ils viennent et comment ils s’organisent."

"Tirer des conclusions avant les prochaines manifestations"

"Ils arrivent avec un équipement dans une tenue normale qui leur permet d’arriver discrètement", poursuit-il, décrivant leur mode opératoire: "Ils sont pour la plupart d’entre eux capables de se vêtir très rapidement au rassemblement d’un fanion et de se mettre en tête de cortège."

Le temps de latence entre le début des violences et l'intervention des forces de l'ordre a été vivement critiqué. Un décalage expliqué par Édouard Philippe sur BFMTV, qui laisse néanmoins planer le doute quant au bon déroulement de la "Fête à Macron", manifestation prévue samedi prochain:

"La question va être plus de l’ordre de la stratégie policière qui devra être adoptée et du service d’ordre en général, que des dispositifs juridiques qui seront pris et sur lesquels il faudra réfléchir plus tard (...) Il va falloir tirer les conclusions du dispositif d’hier, ce qui a fonctionné, ce qui a moins bien fonctionné."
B.P.